Vos candidats : Patricia Connell à Londres

Patricia Connell, élue sortante, est candidate tête de liste : « Ensemble ! pour tous les Français du Royaume-Uni » dans la 2ème circonscription du Royaume-Uni (Londres).

Installée à Londres depuis plus de 40 ans, elle s’engage de longue date pour les Français du Royaume-Uni, avec une expérience vécue de l’expatriation et un engagement constant au service de la communauté.

“Moins de discours, plus de solutions” : elle porte une approche concrète pour répondre aux enjeux du quotidien — éducation, droits, mobilité — et mieux défendre les Français outre-Manche.

Qui êtes-vous et quel est votre lien avec votre circonscription ?

Je vis au Royaume-Uni depuis plus de quarante ans. Les Français d’ici, je ne les découvre pas en campagne : je leur parle tous les jours, je les aide, je cherche des solutions avec eux. Depuis plus de dix ans, je suis sur le terrain. Brexit, Covid, situations d’urgence, dossiers bloqués : j’ai toujours répondu présente.

Mon travail, ce n’est pas seulement comprendre les problèmes. C’est les faire avancer. Je travaille avec le consulat, les consuls honoraires, les associations, les parlementaires. Je fais le lien entre le terrain et les décisions. C’est cela, être utile. Et c’est aussi pour cela que je me représente aujourd’hui.

Pourquoi avez-vous décidé de vous présenter comme conseiller des Français de l’étranger ?

Je ne me suis pas engagée par goût de la politique, mais par nécessité. Le déclic, je l’ai eu en voyant trop de Français se retrouver seuls face à des situations complexes, sans savoir vers qui se tourner. Des familles perdues dans des démarches, des personnes âgées isolées, des dossiers bloqués sans réponse. Je me suis dit qu’on ne pouvait pas laisser les choses comme ça.

Depuis, mon engagement s’est construit sur le terrain. Pendant le Brexit, pendant le Covid, dans des situations du quotidien parfois invisibles, mais toujours essentielles. Être là quand ça compte, trouver des solutions, faire avancer les choses.

Aujourd’hui, le constat est clair : malgré les progrès, trop de Français au Royaume-Uni se sentent encore seuls face à des systèmes complexes, à un vocabulaire qu’ils ne comprennent pas toujours, le français qu’ils ne maîtrisent pas bien ou pas du tout, ou encore à des démarches difficiles d’accès. Et dans certains cas, ils renoncent à leurs droits.

C’est pour cela que je continue. Parce que ce mandat, quand il est exercé pleinement et sérieusement, peut réellement changer les choses.

Pourquoi avez-vous choisi de vous engager avec le soutien de Renaissance ?

Je crois à des valeurs simples : européennes, démocratiques, sociales et profondément progressistes. Ce sont des valeurs qui correspondent à la réalité des Français du Royaume-Uni, qui vivent, travaillent et construisent leur vie dans un environnement international, ouvert et exigeant. Ma liste est soutenue par Renaissance, mais pas seulement. Elle rassemble aussi des soutiens d’Horizons, des Démocrates et Progressistes, des Jeunes en Marche, ainsi que de nombreuses personnes qui ne sont pas engagées politiquement, mais qui partagent cette même vision.

C’est important de le dire, car notre démarche est avant tout une démarche de rassemblement. Je crois à une politique utile, qui travaille avec d’autres pour obtenir des résultats concrets. Et je le dis clairement : en politique, l’indépendance totale n’existe pas.

À un moment, il faut faire des choix, surtout quand on devient grand électeur. Pour moi, Renaissance représente une manière de faire de la politique qui est pragmatique, tournée vers les solutions, et capable de travailler avec d’autres pour faire avancer les choses concrètement.

Et c’est exactement ce dont les Français de l’étranger ont besoin : moins de postures, plus de résultats. Parce que vivre à l’étranger, c’est faire face à des situations complexes. Il faut des élus capables de comprendre, d’agir et de faire le lien entre le terrain et les décisions nationales. C’est ce que nous faisons, et c’est ce que nous continuerons à faire.

Quelles sont vos priorités concrètes pour améliorer le quotidien des Français de votre circonscription ?

Mes priorités tiennent en trois mots : moderniser, humaniser, anticiper. Elles reposent sur deux choses : mon expérience de terrain, et l’écoute. Depuis plus de dix ans, je suis au contact direct des Français du Royaume-Uni. Je les accompagne, je cherche des solutions avec eux. Et notre programme s’appuie aussi sur les près de 3 000 réponses recueillies grâce au questionnaire que nous avons envoyé.

Moderniser, d’abord. Il faut continuer la dématérialisation, mais de manière plus simple et plus lisible. Et surtout, avec des informations et des démarches disponibles en français et en anglais.

Humaniser, ensuite. Le temps gagné grâce au numérique doit permettre de mieux accompagner ceux qui en ont le plus besoin : les personnes âgées, isolées, éloignées ou en difficulté. C’est pourquoi nous voulons mettre en place un référent seniors au consulat.

Anticiper, enfin. Cela vaut pour les droits post-Brexit, mais aussi pour l’éducation. Aujourd’hui, trop d’enfants français au Royaume-Uni n’ont pas accès à des cours de français. C’est la réalité. Nous voulons donc des solutions concrètes : soutenir le réseau existant, mais aussi mettre gratuitement à disposition des enfants français inscrits au consulat une application d’apprentissage du français comme Lalilo.

Notre objectif est simple : des services plus accessibles, plus humains, et des solutions concrètes pour ne laisser personne de côté.

Quelles sont les causes ou les grands enjeux de société qui vous touchent personnellement ?

Au-delà du mandat, mon engagement est profondément lié à des sujets qui touchent directement la vie des Français de l’étranger.

L’Europe, d’abord. Nous vivons une période qui montre à quel point une Europe forte est essentielle pour nous protéger. Le Brexit, mais aussi les évolutions actuelles, nous rappellent que c’est en travaillant ensemble et en nous rapprochant — entre le Royaume-Uni et l’Union européenne — que nous serons plus forts. Les Français de l’étranger sont souvent en première ligne de ces enjeux.

L’égalité des chances, ensuite. Elle passe avant tout par l’éducation. Aujourd’hui, trop d’enfants français n’ont pas accès à un enseignement du français. Et au-delà de la langue, ce sont aussi des parcours, des opportunités et des repères qui se jouent.

Le grand âge est également un sujet qui me tient particulièrement à cœur. Je le vois sur le terrain : une communauté qui vieillit, des personnes isolées, parfois sans solution adaptée. On ne peut pas fermer les yeux sur cette réalité.

Enfin, les violences faites aux femmes. C’est un sujet que je rencontre concrètement dans mon rôle d’élue. Je sors récemment d’un conseil de bourses : un grand nombre de demandes concernent des femmes qui ont vécu ces situations. Et ce sont aussi leurs enfants qui en subissent les conséquences. Des mères seules, des situations compliquées, des pères absents ou qui ne remplissent pas leurs obligations, voire qui bloquent certaines démarches en refusant de fournir les informations nécessaires.

Ce sont des réalités difficiles, mais elles existent. Et elles doivent être prises en compte. Ces sujets ne sont pas théoriques pour moi. Ils nourrissent mon engagement, parce que je les vois, je les entends, et j’essaie d’y apporter des réponses concrètes. C’est aussi cela, être élue : ne pas détourner le regard, et agir.

En une phrase ou deux : pourquoi les électeurs devraient-ils vous faire confiance ?

Je pense que ce qui me distingue, c’est la cohérence entre ce que je dis et ce que je fais. Je ne suis pas arrivée avec un programme théorique. Mon engagement s’est construit dans le temps, sur le terrain, au contact des Français du Royaume-Uni, et dans la durée.

Je connais cette circonscription, ses forces, ses fragilités, et surtout la diversité des situations. Je sais qu’il n’y a pas une seule réalité, mais des parcours très différents — et que notre rôle, c’est d’y répondre concrètement.

Ce que j’apporte, c’est une capacité à relier les niveaux : le terrain, les institutions et les décisions nationales. C’est ce lien qui permet de faire avancer les choses réellement.

Je crois aussi à une manière de faire de la politique sérieuse, utile et non partisane, mais lucide. Parce qu’au final, il faut prendre des décisions, assumer des choix et obtenir des résultats. Je ne suis pas là pour commenter. Je suis là pour faire avancer. À chacun maintenant de faire son choix.