Vos candidats : Marie-Ange Rousselot, candidate à Genève

Marie-Ange Rousselot est candidate tête de liste pour la liste :  » Unis ! au service des Français de Suisse romande » dans la 2ème circonscription de Suisse (Genève) qui regroupe les cantons romands (Genève, Vaud, Valais, Neuchâtel, Fribourg, Jura).

À Genève, elle s’engage avec détermination pour porter la voix des Français de Suisse romande, forte d’un parcours alliant expérience professionnelle et implication publique. Proximité, écoute et actions concrètes : elle défend une approche pragmatique pour mieux accompagner nos compatriotes au quotidien et renforcer leur place dans le débat public — découvrez son projet.

Qui êtes-vous et quel est votre lien avec votre circonscription ?

Je m’appelle Marie-Ange Rousselot, j’ai 38 ans, je suis binationale franco-suisse et je vis à Genève depuis 1998. Après six ans à Paris — à l’IFOP puis comme collaboratrice parlementaire à l’Assemblée nationale —, j’ai choisi de me réinstaller définitivement en Suisse romande, où je dirige aujourd’hui une entreprise familiale. Je suis aussi maman de deux jeunes enfants de 2 et 4 ans, et cette vie de famille en Suisse nourrit très concrètement mon regard sur les réalités que vivent nos compatriotes ici.

Engagée d’abord au sein du mouvement En Marche puis de Renaissance, j’ai dirigé la campagne de la liste En Marche pour la Suisse ! en 2021 et j’ai eu l’honneur de siéger pendant un an à l’Assemblée nationale lorsque Marc Ferracci était ministre de l’Industrie et de l’Energie. Je connais cette communauté de l’intérieur, dans sa richesse comme dans ses difficultés.

Pourquoi avez-vous décidé de vous présenter comme conseiller des Français de l’étranger ?

Le déclic, c’est l’expérience. Celle d’avoir vécu les deux côtés de la frontière, d’avoir accompagné des compatriotes dans leurs démarches, d’avoir entendu leurs frustrations et leurs attentes — et de savoir qu’elles sont encore trop peu entendues depuis Paris. En tant que présidente de la Fédération des Français de l’étranger de Renaissance et ancienne députée, j’ai eu accès à tous les niveaux de décision. Je veux maintenant mettre cette expérience au service du terrain, au plus près de mes concitoyens de Suisse romande. Le mandat de conseiller des Français de l’étranger est souvent méconnu, parfois sous-estimé. Je suis convaincue qu’il peut peser davantage — à condition de s’en saisir pleinement.

Pourquoi avez-vous choisi de vous engager avec le soutien de Renaissance ?

Je me suis reconnue dans En Marche puis Renaissance très tôt, parce que ce mouvement incarne ce en quoi je crois profondément : une vision humaniste et progressiste, un ancrage européen fort, une approche économique libérale et responsable, et le refus des extrêmes et du populisme qui caricaturent et divisent.

Pour les Français de l’étranger en particulier, les gouvernements d’Emmanuel Macron ont porté des avancées concrètes : dématérialisation des démarches consulaires, vote par internet, soutien au réseau AEFE, etc. Ce projet politique est utile parce qu’il part des réalités vécues, pas des idéologies.

De plus, j’y ai rencontré des gens formidables — intègres, sincères et engagés. C’est le cas entre autres de mes deux colistiers, Rémy Crégut et Marlène Collette, tous deux conseillers des Français de l’étranger sortants qui se représentent à mes côtés. Leur expérience du terrain est une force précieuse pour notre liste.

Nous assumons pleinement notre ligne politique du centre et du centre-droit — c’est d’ailleurs pourquoi nous avons tenu à faire alliance avec le parti Horizons d’Édouard Philippe, porté en Suisse par Régine Mazloum-Martin et Nicolas Blanchet. Cette transparence me semble essentielle : un conseiller des Français de l’étranger est grand électeur pour les sénatoriale. Prétendre être « apolitique » tout en s’apprêtant à voter pour un parlementaire qui votera pour ou contre un budget, c’est manquer de franchise envers ses électeurs.

Moi, je dis clairement pour quoi je me bats et dans quel sens je voterai. Cette cohérence entre nos valeurs et nos actes, c’est exactement l’état d’esprit dans lequel je veux exercer ce mandat.

Quelles sont vos priorités concrètes pour améliorer le quotidien des Français de votre circonscription ?

Trois priorités me tiennent particulièrement à cœur. D’abord, la correspondance des diplômes : défendre le baccalauréat en Suisse et faire mieux reconnaître la maturité helvétique en France, auprès des universités, des grandes écoles et de Parcoursup. Ensuite, la double imposition en matière de succession : depuis la dénonciation de la convention bilatérale en 2014, certaines familles se retrouvent dans des situations parfois profondément injustes alors qu’elles sont dans la douleur d’un deuil. Ce combat doit continuer d’être porté. Enfin, l’élargissement de l’offre d’enseignement français : avec 140 000 Français inscrits en Suisse romande et seulement deux établissements AEFE saturés, il est urgent de poursuivre l’intégration d’écoles suisses au réseau. C’est important pour les familles, et un enjeu d’excellence pour notre réseau éducatif à l’étranger.

5. Quelles sont les causes ou les grands enjeux de société qui vous touchent personnellement ?

L’Europe me tient profondément à cœur. Vivre en Suisse, au cœur du continent mais en marge de l’Union, m’a appris à mesurer ce que le projet européen représente concrètement — pour la paix, pour la coopération, pour nos droits. Dans un monde où le multilatéralisme recule et où les logiques de puissance s’imposent, l’Europe doit s’affirmer comme un acteur stratégique à part entière. Je suis aussi très sensible à l’égalité des chances et à l’éducation : en tant que maman de deux jeunes enfants, je sais ce que signifie naviguer entre deux systèmes scolaires. Enfin, je m’engage pour que la voix des Français de l’étranger cesse d’être caricaturée — nous ne sommes ni des exilés fiscaux ni des privilégiés, mais des citoyens engagés qui aiment leur pays différemment.

6. En une phrase ou deux : pourquoi les électeurs devraient-ils vous faire confiance ?

Parce que je connais ce mandat de l’intérieur, que j’ai une expérience transversale entre Paris et la Suisse, qu’en tant que présidente de Fédération, j’ai une vision internationale des enjeux qui concernent nos communautés. Et avant tout, parce que je vis les réalités de Suisse romande au quotidien depuis près de trente ans, et que je me présente non pas pour un titre, mais pour être utile. Mon engagement est bénévole, mon ancrage est réel, et mon objectif est simple : faire entendre la voix des Français de Suisse romande là où les décisions se prennent.