
Loïc Le Gland est candidat tête de liste : « Ensemble avec les Français du Nord-Ouest » dans la 8ème circonscription des États-Unis (San Francisco).
Installé à San Francisco depuis plus de 25 ans, il s’engage de longue date pour les Français de la côte Ouest américaine, avec une action tournée vers l’innovation, le numérique et le lien avec une communauté très dispersée.
Fort de son expérience d’élu, il agit pour faciliter les démarches à distance, renforcer l’information et mieux connecter les Français du Nord-Ouest entre eux.
Qui êtes-vous et quel est votre lien avec votre circonscription ?
Je suis arrivé dans la baie de San Francisco il y a plus de 25 ans pour un stage à Berkeley… et je n’en suis jamais vraiment reparti. Aujourd’hui, je suis ingénieur en optique et je travaille sur des technologies au cœur des centres de données et de l’intelligence artificielle. Mais au-delà de mon métier, je suis aussi très impliqué dans la communauté française locale. À travers nos réseaux, nos associations et nos institutions, je soutiens une présence française active localement, une forme de soft power concrète, au quotidien. Les sujets qui touchent les Français de l’étranger, je ne les découvre pas : je les vis. C’est ce qui m’a poussé à m’engager, jusqu’à devenir Conseiller des Français de l’étranger en 2021.
Pourquoi avez-vous décidé de vous présenter comme conseiller des Français de l’étranger ?
Je me représente parce que les réalités des Français très éloignés restent encore trop peu prises en compte à Paris. Ici, loin de Paris et loin de Washington DC, les situations sont souvent plus complexes, et les réponses pas toujours adaptées. Au quotidien, je vois des démarches inutilement compliquées : état civil, visas français pour des couples binationaux, ou encore des dispositifs d’aide mal calibrés faute de bien comprendre le système américain.
Tout cela crée de la frustration et des blocages concrets. Depuis mon premier mandat, j’ai construit des liens directs avec l’administration, des parlementaires et des membres du gouvernement. Je veux m’appuyer sur ces relais pour faire avancer des solutions plus simples, plus modernes et plus efficaces.
Pourquoi avez-vous choisi de vous engager avec le soutien de Renaissance ?
Seul dans sa circonscription, on avance difficilement. Pour être efficace, il faut travailler en équipe, partager les expériences et coordonner les actions. C’est ce que permet Renaissance, avec un réseau d’élus partout dans le monde, aux profils complémentaires. Je me retrouve aussi dans ses valeurs, notamment l’engagement européen.
Quand on vit loin, on mesure encore plus l’importance de l’Europe et du lien avec la France. Enfin, cet engagement me permet de rester connecté à des élus nationaux qui connaissent bien les réalités des Français de l’étranger. C’est essentiel pour faire avancer concrètement les dossiers.
Quelles sont vos priorités concrètes pour améliorer le quotidien des Français de votre circonscription ?
Ma priorité est simple : adapter nos services à la réalité des Français très éloignés, comme ici sur la côte Ouest. D’abord, aller plus loin dans la modernisation. Dans une circonscription qui couvre 10 États, il faut faciliter les démarches à distance. Par exemple, permettre aux consuls honoraires de certifier l’identité numérique simplifierait immédiatement la vie de beaucoup de Français.
Ensuite, mieux adapter les aides sociales aux réalités locales. Aujourd’hui, le système américain est encore mal pris en compte, ce qui crée des situations injustes ou mal évaluées.
Enfin, clarifier les démarches dans les situations complexes. Dès qu’un dossier sort de l’ordinaire — état civil pour des enfants de couples homosexuels, visas pour certains conjoints étrangers — les règles deviennent floues. Mon objectif est simple : des procédures claires, rapides et équitables.
Quelles sont les causes ou les grands enjeux de société qui vous touchent personnellement ?
Vivre loin de l’Europe m’a rendu encore plus attaché à l’idée européenne. À l’étranger, nous avons un rôle particulier : faire vivre et faire connaître ce que nous sommes, au-delà de la seule France. Sur la côte Ouest, il existe beaucoup d’initiatives entre Européens — il faut les encourager pour rendre l’Europe plus visible et plus concrète.
L’autre sujet qui me touche est l’intelligence artificielle. Je travaille dans ce domaine, et je vois à quel point les avancées sont rapides. Elles créent des opportunités, mais aussi des inquiétudes légitimes. Je suis attaché à une approche qui protège les citoyens, sans freiner l’innovation.
En une phrase ou deux : pourquoi les électeurs devraient-ils vous faire confiance ?
Seul, on n’avance pas. En équipe, on obtient des résultats. C’est avec mes colistiers et un réseau d’élus dans le monde que je fais avancer concrètement les dossiers. Depuis mon élection, je suis pleinement impliqué sur le terrain, je n’ai manqué aucune réunion consulaire. Je connais les sujets parce que je les suis de près et dans la durée.
