
Christophe Jouin est candidat tête de liste: « Ensemble, Centristes et Indépendants » aux élections consulaires dans la 7ème circonscription des États-Unis (Los Angeles).
Installé en Californie depuis plus de vingt ans, il met son expérience de dirigeant dans la tech et son engagement associatif au service des Français du Grand Sud-Ouest américain.
À travers sa candidature, il défend une approche concrète et engagée pour renforcer l’accompagnement, simplifier les démarches et mieux représenter les Français de la circonscription
Qui êtes-vous et quel est votre lien avec votre circonscription ?
Je m’appelle Christophe Jouin, je vis à San Diego depuis plus de vingt ans. J’y ai construit ma vie, ma carrière, et ma famille, tout en restant profondément attaché à la France. Comme beaucoup d’entre nous, je vis cette double réalité au quotidien: une vie bien installée ici, mais avec un lien fort avec la France, pour nos enfants, pour notre culture, pour notre identité.
Je suis engagé dans la communauté française locale, notamment à travers l’Alliance Française et les Elles Collectives, où j’ai eu l’occasion d’organiser ou de participer à des événements qui nous rassemblent, des moments que je trouve profondément enrichissants, parce qu’ils font vivre notre communauté ici.
Diplômé d’une école d’ingénieur en informatique, j’ai également effectué mon service militaire en tant qu’officier, une expérience très formatrice qui m’a appris l’exigence, le sens du collectif et l’importance de l’engagement.
Par ailleurs, je mène une carrière internationale dans la tech et les médias, aujourd’hui chez Sony Pictures, après plus de neuf ans passés chez Netflix. Cette circonscription, immense et diverse, je la connais bien: que ce soit à San Diego, Los Angeles, Orange County, Denver, Phoenix ou Las Vegas, les réalités sont différentes, mais les attentes sont souvent les mêmes: être mieux accompagnés, mieux représentés, et plus connectés entre nous.
Pourquoi avez-vous décidé de vous présenter comme conseiller des Français de l’étranger ?
J’ai décidé de me présenter parce que je ressens aujourd’hui le besoin de m’engager pour ma communauté, de “give back”. Je suis convaincu que le rôle de conseiller des Français de l’étranger peut avoir beaucoup plus d’impact qu’aujourd’hui. Trop souvent, il reste perçu comme symbolique.
Avec notre équipe, nous voulons au contraire en faire un rôle utile, concret, proche des gens, en aidant à résoudre des situations individuelles, en portant des sujets concrets comme l’éducation ou la santé, et en créant plus de lien entre Français de la circonscription. C’est à la fois un engagement personnel, rendre à cette communauté ce qu’elle m’a apporté, et une volonté d’agir concrètement.
Pourquoi avez-vous choisi de vous engager avec le soutien de Renaissance ?
Nous avons fait le choix d’un positionnement clair, avec le soutien de Renaissance, par souci de transparence et de lisibilité démocratique. Beaucoup de listes se disent “indépendantes”, mais les électeurs ont aussi besoin de comprendre les valeurs et les convictions qui guident les décisions, y compris la décision importante de voter aux sénatoriales et d’élire les sénatrices et sénateurs des Français de l’étranger.
Nous assumons les nôtres: humanistes, socialement progressistes et économiquement libérales. C’est une ligne qui correspond à mon parcours, à mon expérience internationale et à la réalité de notre communauté ici: diverse, ouverte et tournée vers l’avenir.
Quelles sont vos priorités concrètes pour améliorer le quotidien des Français de votre circonscription ?
Nos priorités partent très directement de ce que nous entendons sur le terrain: Simplifier l’accès aux services consulaires et trouver des solutions adaptées à un territoire aussi vaste. Nous soutiendrons également la dématérialisation des démarches, afin de permettre par exemple, l’obtention plus rapide d’un passeport, comme cela se fait déjà dans plusieurs pays.
Soutenir l’éducation française: parce que pour beaucoup de familles, c’est une question très concrète du quotidien: accès, coût, continuité avec l’enseignement en France. Nous pousserons pour permettre à davantage de familles de faire le choix d’une éducation française, notamment en veillant à mieux prendre en compte les spécificités américaines dans les barèmes de bourses, par exemple l’exclusion des 401(k).
Nous travaillerons aussi à une meilleure équivalence des diplômes pour faciliter les parcours dans l’enseignement supérieur, ainsi qu’à avancer le calendrier des bourses pour permettre aux familles de connaître leur situation plus rapidement.
Accompagner les parcours professionnels: que l’on soit entrepreneur, salarié ou en transition, il y a un réel besoin de réseau et d’accompagnement. C’est pour cela que je suis déjà engagé auprès des Elles Collectives. Nous continuerons de travailler avec notre député et soutien, Christopher Weissberg, qui a déjà obtenu l’extension du visa E-2, afin de faciliter la création d’entreprise pour les Français expatriés.
Faciliter le retour en France: Nous veillerons à promouvoir une égalité d’accès à la santé, afin que les Français de retour en France bénéficient d’une couverture claire, continue et équitable.
Fiscalité: nous serons particulièrement vigilants face à toute évolution fiscale qui pénaliserait les Français établis aux États-Unis. Nous nous opposerons à toute mesure discriminatoire, à tout nouvel impôt visant spécifiquement les Français de l’étranger, ainsi qu’à toute forme de taxation globale.
Quelles sont les causes ou les grands enjeux de société qui vous touchent personnellement ?
Parmi les causes qui me tiennent à cœur, il y a la défense de la démocratie. Je ne suis pas un politicien de carrière. Je suis un homme de la tech qui s’est engagé il y a quelques mois, parce que j’ai ressenti le besoin d’aider, et parce que je crois que la politique n’est pas un gros mot. Nous avons une grande chance en France: celle de vivre dans une démocratie où les partis politiques peuvent s’exprimer librement, débattre, être en désaccord. Cela peut parfois sembler désordonné, mais c’est précisément cela, la démocratie vivante.
Aujourd’hui, dans le monde, les démocraties reculent un peu plus chaque jour. Et même ici, aux États-Unis, nous voyons que ces équilibres peuvent être fragiles. Je pense que ce n’est surtout pas le moment d’être apolitique. Au contraire, je ressens un fort besoin de m’engager. Même si nous traversons parfois des moments difficiles et que l’actualité peut être préoccupante, je reste profondément optimiste. Je suis convaincu que nous pouvons construire un monde plus juste, avec plus d’égalité. Je crois sincèrement en l’humain, en sa capacité à innover, à progresser et à faire mieux.
En une phrase ou deux: pourquoi les électeurs devraient-ils vous faire confiance ?
Parce que je connais vos réalités, que je me suis engagé par conviction et que j’ai l’énergie pour faire bouger les choses. J’ai construit ma carrière en relevant des défis complexes à l’international, en faisant travailler ensemble des équipes diverses et en obtenant des résultats concrets. C’est cette capacité à agir, à décider et à faire avancer les choses que je veux mettre au service des Français de notre circonscription.
