Portrait d’un Français engagé : Thierry Benassis (Athènes)

Thierry Benassis, Français installé à Athènes depuis 2000, est un ancien élève de l’École Centrale de Lyon. Il y travaille comme consultant en management après une carrière de dirigeant dans des multinationales. Il s’est engagé politiquement pour soutenir Emmanuel Macron et veut renforcer le lien entre les Français de l’étranger, notamment par l’écoute, la solidarité associative et une meilleure représentation politique.

Bonjour, tout d’abord peux-tu nous en dire plus sur toi : où habites-tu et que fais-tu dans la vie ?

Bonjour, je suis ancien élève de l’École Centrale de Lyon. J’ai rencontré mon épouse Nadia, de nationalité grecque, en 1987, pendant ma période de coopération près l’ambassade de France en Grèce.

Après quelques aller-retours entre la Grèce et la France, nous nous sommes définitivement installés à Athènes en 2000. Après un parcours de dirigeant dans des multinationales, je suis aujourd’hui consultant en management.

Peux-tu nous parler de ton parcours et de ce qui t’a motivé à t’engager en politique et particulièrement pour les Français établis à l’étranger ?

Jusqu’à 2017 et l’arrivée d’En Marche, je ne m’étais jamais engagé politiquement. Le discours et la nouveauté apportés par Emmanuel Macron m’ont poussé à m’engager. D’abord pour que Emmanuel Macron soit élu, puis réélu.

Le Grand Débat m’est apparu comme une réelle opportunité pour chacun, où qu’il se trouve, d’apporter des réponses de bon sens à des questions essentielles.

Le tissu associatif à l’étranger est particulièrement dense, quelle est ta vision pour soutenir et mettre en avant ces initiatives locales ?

Le tissu associatif est dense effectivement et particulièrement utile et nécessaire. Tous les français de l’étranger ne sont pas des nantis, loin de là, et un certains nombre d’entre eux ont besoin de la solidarité que les associations peuvent leur apporter. Et pour tous, c’est un lien, des amis, c’est l’appartenance à la communauté française.

Que penses tu de la représentation politique des Français établis hors de France ? Quel devrait-être selon toi le rôle d’un conseiller des Français de l’étranger ?

Un conseiller des français de l’étranger doit, à mon avis, être un lien, à l’écoute de tous les Français de son territoire. Il aidera en faisant la liaison avec les associations et/ou les autorités françaises. Sa disponibilité, sa gentillesse et aussi son efficacité en feront un partenaire indispensable aux Français de l’étranger.

Quels sont, selon toi, les principaux défis auxquels font face les Français vivant dans ta circonscription ?

Il n’y a pas une réponse pour tous, chacun ayant des défis et problèmes différents. Un point commun, récurrent, sûrement est l’enseignement au lycée français, avec le coût associé au transport notamment et les critères d’attribution de bourses.

Quelles différences fondamentales vois-tu entre ton pays de résidence et la France ? À quelles choses positives tu penses et dont la France devrait davantage s’inspirer ?

Malgré une économie fragile et une vie chère par rapport à des salaires très en dessous de leur équivalent en France, les grecs continuent à afficher résilience, bonne humeur, convivialité. Cet optimisme méditerranéen pourrait certainement inspirer la France.

D’ailleurs, que penses-tu de la situation politique actuellement en France ?

Je trouve la situation politique en France, triste et dramatique, même si je m’efforce de garder une lueur d’espoir, au travers des rares bonnes nouvelles telles que le vote du budget de Sécurité Sociale.

Enfin, en tant que Français de l’étranger, comment fais-tu pour garder le lien avec la France ?

Le reste de ma famille, dont mes deux filles sont en France et je suis donc en contact permanent avec la France.