Portrait d’un Français engagé : Slim Ben Hadj Khélifa (Tunis)

Slim Ben Hadj Khélifa, cadre dans un groupe français de consulting à Tunis et engagé auprès des Français de Tunisie et de Libye, revient sur son implication pour renforcer le soutien et l’entraide au sein de la communauté locale. Il met en avant son travail avec les associations françaises et son objectif de soutenir les initiatives locales tout en étant un relais des besoins des expatriés auprès des institutions.

Bonjour, tout d’abord peux-tu nous en dire plus sur toi : où habites-tu et que fais-tu dans la vie ?

Je suis né à Tunis, où j’ai débuté ma scolarité à l’école des Sœurs Saint-Jean pendant quatre ans avant d’intégrer le système scolaire français.

Aujourd’hui, j’habite à Tunis, à proximité de l’ambassade de France et du lycée Pierre Mendès France, où ma fille est scolarisée.

Je suis cadre dans un groupe français de consulting en ressources humaines présent dans une trentaine de pays.

Engagé auprès de nos compatriotes, je suis administrateur à l’Union des Français de l’Étranger – Côtes de Carthage, adhérent à Tunis Accueil et actif au sein de la SFEB.

Je m’efforce chaque jour de renforcer le service rendu à notre communauté et de soutenir les initiatives locales qui font vivre la présence Française en Tunisie.

Peux-tu nous parler de ton parcours et de ce qui t’a motivé à t’engager en politique et particulièrement pour les Français établis à l’étranger ?

L’engagement politique, pour moi, c’est d’abord un devoir envers la France et ses valeurs.

Issu d’une famille multiculturelle profondément attachée à la Liberté, l’Égalité, la Fraternité et la Laïcité, j’ai rejoint En Marche dès sa création parce que je me suis reconnu dans cette vision moderne, réformatrice et républicaine.

En tant que Français de l’étranger, j’ai vu combien nos compatriotes ont besoin de représentants présents, efficaces et proches du terrain. C’est ce qui guide mon engagement à Renaissance pour servir, protéger et accompagner nos concitoyens de Tunisie et de Libye.

Le tissu associatif à l’étranger est particulièrement dense, quelle est ta vision pour soutenir et mettre en avant ces initiatives locales ?

Le tissu associatif est la force vive de nos communautés à l’étranger. En Tunisie, les associations jouent un rôle essentiel : elles accueillent, accompagnent, soutiennent et renforcent le lien entre nos compatriotes.

Ma vision est claire : un élu doit être un facilitateur et un relais constant.

Cela signifie valoriser leurs actions, encourager les partenariats entre associations, écoles et institutions françaises, et veiller à ce qu’aucune initiative utile ne reste sans soutien.

Ces associations sont le cœur battant de la présence française en Tunisie ; mon rôle est de les accompagner, de contribuer à leur pérennité et de mieux les faire connaître auprès des Françaises et des Français de Tunisie.

Que penses tu de la représentation politique des Français établis hors de France ? Quel devrait-être selon toi le rôle d’un conseiller des Français de l’étranger ?

La représentation politique des Français établis hors de France a progressé, elle doit encore gagner en proximité et en efficacité. Nos compatriotes de l’étranger ont des besoins spécifiques : démarches administratives, école, santé, sécurité, mobilité, retraite.

Ils attendent des élus qui comprennent leur réalité et qui soient réellement présents à leurs côtés. Pour moi, un conseiller des Français de l’étranger doit être un relais, un défenseur et un accompagnateur du quotidien.

Cela implique d’être disponible, d’écouter, d’anticiper les difficultés et de faire remonter les problématiques concrètes aux autorités Françaises. C’est aussi soutenir le réseau éducatif, le tissu associatif, les entrepreneurs et les familles qui portent la présence Française en Tunisie.

Un conseiller est avant tout un élu de proximité, qui agit avec sérieux, humanité et constance pour défendre les Français établis hors de France.

Quels sont, selon toi, les principaux défis auxquels font face les Français vivant dans ta circonscription ?

Les Français de Tunisie font face à plusieurs défis très concrets :

  • Des démarches administratives parfois complexes, notamment pour l’état civil, les documents d’identité ou les visas pour les familles ;
  • L’accès à un enseignement français de qualité, avec une demande en forte croissance;
  • La protection sociale et l’assurance santé, qui restent fréquentes sources de préoccupation;
  • La mobilité et la sécurité, essentielles pour les familles et les professionnels;
  • Et enfin, la nécessité de maintenir un lien clair et fluide avec les services consulaires.

Mon engagement est de transformer ces défis en priorités d’action, en restant proche du terrain et à l’écoute des besoins de nos compatriotes. »

Quelles différences fondamentales vois-tu entre ton pays de résidence et la France ? À quelles choses positives tu penses et dont la France devrait davantage s’inspirer ?

La Tunisie et la France disposent chacune d’atouts qui s’enrichissent mutuellement.

La Tunisie est un pays en développement constant, porté par un réel dynamisme, une jeunesse entreprenante et un sens du lien humain très fort.

La France, premier partenaire économique de la Tunisie, bénéficie d’institutions solides, d’une expertise reconnue et d’une coopération active avec la Tunisie.

Vivre entre les deux pays permet d’apprécier cette complémentarité et de mesurer la solidité du lien qui les unit depuis longtemps.

D’ailleurs, que penses-tu de la situation politique actuellement en France ?

La France traverse une période politique exigeante, marquée par des débats intenses.

Cette situation reflète aussi la vitalité de notre démocratie et la solidité de nos institutions.

Dans un contexte international complexe, notre président Emmanuel Macron et notre majorité agissent pour préserver nos acquis, maintenir la stabilité économique et défendre la place de la France en Europe et dans le monde.

Les fondamentaux de notre pays restent solides.

Nous devons toutefois rester vigilants face à la désinformation, aux ingérences extérieures et aux tentations extrêmes, à droite comme à gauche.

Notre responsabilité est de protéger la cohésion nationale et nos valeurs républicaines.

En tant que Français vivant à l’étranger, j’aborde cette période avec confiance dans la capacité de la France à avancer sereinement et à rester fidèle à ses principes.

Enfin, en tant que Français de l’étranger, comment fais-tu pour garder le lien avec la France ?

En vivant à l’étranger, le lien avec la France est pour moi quotidien et naturel.

Il passe d’abord par mon engagement auprès de la communauté française en Tunisie, que ce soit à travers l’UFE, les associations ou les échanges réguliers avec nos institutions.

Je reste très attentif à la vie publique Française, à l’actualité politique et aux grandes orientations de notre pays.

Je garde aussi un lien fort grâce à mes allers-retours réguliers, à mon fils et à mes proches en France et à tout ce qui fait notre culture et notre identité.

Être Français de l’étranger, c’est porter la France avec soi. C’est une fierté et une responsabilité qui nourrissent mon engagement de chaque jour auprès de nos compatriotes.