Parole de militante : Colombe Warin, Bruxelles

Colombe Warin est responsable du comité local de Belgique de Renaissance. Elle est installée à Bruxelles depuis plus de 20 ans et travaille au sein des institutions européennes. Véritable moteur de l’animation locale, elle œuvre avec les adhérents et sympathisants pour faire vivre le parti et nos idées au sein de la communauté française de Belgique.

Bonjour Colombe, tout d’abord peux-tu nous en dire plus sur toi : où habites-tu et que fais-tu dans la vie ?

Je suis parisienne d’origine, mais après des études à Sciences-po puis au Collège de Bruges, je me suis installée à Bruxelles et j’y habite maintenant depuis 24 ans ! Ici, j’ai d’abord travaillé dans le secteur associatif, pour de grandes fondations privées, puis pendant 5 ans dans une agence de communication qui s’occupait de mettre en valeur de manière concrète certains grands projets de l’Union européenne. Ainsi, j’ai notamment accompagné la Commission européenne dans le déploiement d’Erasmus Mundus, qui a pour vocation de faire venir certains des meilleurs étudiants du monde en Europe.

Depuis 2011, je travaille directement au sein de la Commission européenne, sur les sujets de biodiversité. Enfin, je donne aussi des cours à Sciences-po Paris sur les politiques européennes depuis 12 ans maintenant. 

Pourquoi t’être engagée en politique, et particulièrement à Renaissance ?

Justement, c’est grâce à des étudiants que j’avais à Sciences-po que j’ai découvert En Marche en avril 2017 ! À l’époque, j’étais adhérente au Parti socialiste, qui était en train de mourir de ses courants et divisions. Avec En Marche, j’ai découvert un monde optimiste, bienveillant, avec un vrai renouvellement des visages et des pratiques. Ça m’a fait un bien fou ! Avec les marcheurs de Bruxelles, des personnes fantastiques et inspirantes, nous avons pu travailler sur des sujets de fond qui me tiennent à cœur comme l’Europe, l’environnement ou l’éducation. J’adore ce côté très citoyen de notre engagement militant.

De plus, Emmanuel MACRON est le premier Président fondamentalement européen. Il est à l’origine d’une vraie révolution au sein des institutions européennes, avec notamment la création du groupe RENEW au Parlement européen. Jamais la France n’y avait été aussi influente ! Enfin, je suis particulièrement enthousiasmée par le chantier mémoriel qu’Emmanuel MACRON a impulsé.

La panthéonisation de MANOUCHIAN m’a par exemple énormément touchée. Je pense que nous devons continuer à insister sur l’éducation et l’apprentissage de notre Histoire pour lutter efficacement contre l’extrême-droite.

Quel a été ton parcours militant depuis ton engagement ?

Les sujets de fond me passionnent, mais j’adore vraiment m’engager au moment des élections ! Aller tracter dans les marchés, c’est vraiment ce qui me plait ! Depuis janvier 2024, je suis responsable du Comité local de Belgique. J’ai avec moi une équipe incroyable, avec des profils très différents et complémentaires, représentatifs de nos adhérents Renaissance.

Notre rôle est d’animer le parti à Bruxelles et de faire le lien avec nos élus comme notre député Pieyre-Alexandre ANGLADE ou Thierry MASSON (Conseiller élu à l’Assemblée des Français de l’étranger, président du groupe IDP).

Faire la campagne des européennes 2024 avec cette responsabilité a donc été un vrai bonheur, car ici les gens sont très intéressés par les élections européennes. Lors des élections législatives de 2024, bien que le contexte fût très difficile, nous avons assisté à un vrai renouveau militant, avec beaucoup de jeunes qui nous ont rejoint pour combattre les idées d’extrême-droite.

Quel est ton meilleur souvenir depuis cet engagement politique ?

Ma première rencontre avec Clément BEAUNE, lors des élections européennes de 2019. Il a fait le Collège de Bruges comme moi, et je l’avais trouvé brillant dans sa manière de répondre aux questions de manière très pédagogique.

Le grand meeting de lancement des élections européennes le 9 mars 2024 à Lille m’a également marqué, car j’y ai retrouvé l’enthousiasme de 2017, avec l’engouement propre au nord de la France. Ces valeurs de convivialité et de simplicité que je retrouve aussi en Belgique donnent envie de continuer à militer !

As-tu des attentes particulières concernant l’élection à venir au sein de Renaissance ?

Bien sûr ! On a besoin de travailler à nouveau sur le fond, comme lors des ateliers de comités locaux en 2016-2017. Nous avons des adhérents de très grande qualité, notamment ici à Bruxelles, et on pourrait s’appuyer plus sur eux. On a besoin de recréer un narratif positif et attractif, et surtout compréhensible face aux discours simplistes des populistes, qui fonctionnent malheureusement comme on l’a vu avec l’élection de Donald TRUMP.

Je trouve également que le parti doit être plus transparent envers ses militants, car ce n’est jamais agréable d’apprendre des informations importantes par voie de presse. Enfin, j’attends une vraie vision pour l’avenir, du parti et de la France. On en a vraiment besoin !

En tant que française de l’étranger, comment fais-tu pour garder le lien avec la France ?

C’est assez facile car mes parents, ma sœur jumelle et beaucoup de mes amis vivent à Paris. J’y vais donc régulièrement, d’autant plus que je donne toujours des cours à Sciences-po. Je passe également la plupart de mes vacances en France, notamment dans le sud d’où mon mari est originaire. J’ai aussi voulu mettre mes enfants au lycée français Jean MONNET de Bruxelles, car j’ai vraiment à cœur les valeurs de notre pays, auxquelles j’ajoute la laïcité. J’ai ainsi été présidente de l’association des parents d’élèves du lycée français, ce qui m’a fait côtoyer beaucoup de Français.

Et avec 200.000 Français qui vivent en Belgique, on se retrouve assez vite entre compatriotes !