Une nouvelle République.
Discours de Gabriel Attal.
Arras, le 21 septembre 2025.
Seul le prononcé fait foi.

Mes chers amis,
Merci d’être si nombreux !
Merci à toi, Agnès, qui nous accueille aujourd’hui à Arras, sur tes terres, pour notre grande rentrée ! Merci Brigitte de nous ouvrir les portes de ta fédération du Pas-de-Calais – et à tous les militants du Pas-de-Calais et des Hauts-de-France ! Merci à toi Pauline, merci à tous les élus, merci à vous toutes et tous d’être si nombreux ce dimanche à Arras !
Mes chers amis,
J’ai voulu que l’on se retrouve pour notre rentrée, ici, à Arras, parce que vous retrouver dans le Pas-de-Calais, cela a un sens particulier pour moi. Car le Pas-de-Calais a été présent dans chacune des fonctions que j’ai occupées, souvent dramatiquement.
Ce sont des noms que rien n’efface. Des mots qui restent gravés. Des visages que vous n’oubliez jamais.
Jamais je n’oublierai, en 2022, la dignité des collègues et de la famille de Ludovic Montuelle, agent des finances publiques, sauvagement assassiné à quelques kilomètres d’ici, alors qu’il accomplissait sa mission, son devoir.
Jamais, jamais je n’oublierai l’horreur et le choc des collègues et des élèves de Dominique Bernard, victime du terrorisme islamiste, à quelques minutes d’ici au lycée Gambetta. Dominique Bernard est tombé en héros, défendant ses élèves, défendant son école, défendant le savoir. Aujourd’hui, je pense à sa famille, et je pense à ses collègues, à tous les enseignants de France, qui tiennent notre République.
Jamais, jamais je n’oublierai l’émotion des victimes des inondations du Pas-de-Calais. J’étais Premier ministre depuis 15 minutes à peine, et j’ai pris la route pour aller à leur rencontre. A la rencontre de femmes et d’hommes qui avaient tout perdu et voyaient les eaux emporter leurs maisons et leurs souvenirs.
Je leur avais fait une promesse : revenir. Revenir chaque mois, tant que je serais à Matignon. Revenir chaque mois, pour garantir que les résultats soient là. Je l’ai fait, chaque mois, à Blendecques, à Clairmarais, à Saint-Etienne au Mont, à Montreuil- sur-Mer, ou encore aux Attaques dans le Calaisis.Vendredi, j’ai pu mesurer que les chantiers engagés se réalisaient. D’ici à l’automne, 85% des travaux que nous avions ordonnés, avec mon Gouvernement, auront été réalisés.
S’il y a bien un endroit où l’on voit que la politique a encore un sens, c’est donc ici. Ici où les défis de notre temps sont nombreux. Ici où ces dernières années, l’extrême droite a gagné tant de terrain, en prospérant sur la détresse, le sentiment d’abandon.
Celui des classes populaires pour lesquelles, avec les classes moyennes, nous devons agir plus fort.
Celui de la France rurale. Une France rurale qui a souvent eu le sentiment qu’on ne parlait que des métropoles.
C’est pour eux aussi que nous devons agir. C’est pour eux que nous devons faire, faire plus, faire mieux.
La politique, ce sont d’abord des actes. La politique ce sont des paroles qui doivent toujours être suivies des faits. La politique ce sont des vies qui doivent changer.
Et pourtant, depuis un an, la politique a montré le pire des spectacles. Oui, depuis un an, on ne parle plus que de calculs, et plus jamais des problèmes des Français. C’est pourtant pour les régler, ces problèmes, que nous nous sommes engagés. Et nous, ici, nous savons combien la situation politique actuelle menace tous les acquis, et ils sont nombreux, des 8 dernières années. Nous avons réglé tant de problèmes. Nous avons bâti tant de progrès.
Oui, avec le Président de la République, nous avons la fin du chômage de masse, engagé la réindustrialisation du pays, agi pour l’attractivité de notre économie, redonné sa puissance à notre voix en Europe et dans le monde, permis notre résilience face aux crises.
Aujourd’hui, face à l’incapacité des partis à travailler ensemble, face aux outrances des uns, aux oukazes des autres, les Français nous disent qu’ils n’attendent qu’une chose : que le chaos cesse, que le volume baisse, que la France se redresse.
Il faut être lucides : ces Français attendent 2027 avec impatience. Ils attendent 2027 avec impatience pour tourner une page. Celle du chaos. Celle des vieilles recettes du passé, celles des vieux schémas, des vieux réflexes. Ils attendent 2027 pour mettre fin au jeu mortel de ces formations politiques qui continuent de semer la division et d’entretenir le chaos à longueur de journées.
Pour enfin renouer avec de grands projets. Ils attendent 2027 avec impatience, non pour le choix du pire, mais pour réussir ! Tant de Français attendent, espèrent, que 2027 sera le grand ressaisissement qui leur permettra de retrouver espoir.
Mais en ce qui nous concerne, penser à cette échéance n’a de sens que si nous agissons pour le pays tel qu’il est aujourd’hui, ici et maintenant.
Avant 2027, il y a 2025. Et nous avons le devoir de réussir. Pour notre pays.
Je le dis le plus solennellement du monde : aucun d’entre nous ne souhaite le chaos. Nous ne serons jamais de ceux qui déstabilisent, de ceux qui bloquent, de ceux qui empêchent. Nous serons de ceux qui cherchent le compromis. Non par stratégie, mais par devoir. Car nous n’avons pas d’autre choix.
Il serait plus commode de faire comme tous les autres : certains à droite qui disent qu’ils ne veulent pas travailler avec la gauche, certains à gauche qui disent qu’ils ne veulent même pas discuter avec la droite. Et les extrêmes ne veulent qu’une chose : tout casser !
Mais nous, mes chers amis, nous ne sommes pas comme les autres. Et nous ne serons jamais comme les autres.
Nous ne jouons pas l’avenir du pays aux dés. Nous assumons de tendre la main aux autres forces politiques. Nous aiderons le Premier ministre, Sébastien Lecornu, dont nous connaissons le talent, l’expérience, la conscience de la gravité de la situation, à réussir. Je veux ici, avec vous, l’encourager, et lui dire que nous serons à la hauteur dans ce moment historique pour notre pays.
Car après un an et demi d’échecs, plus personne n’a le droit à l’erreur. Et surtout pas nous.
Il faut être lucides : les Français n’écoutent quasiment plus les politiques tant ce petit monde leur semble tourner à vide. Si nous voulons qu’ils nous écoutent à nouveau, il faut leur dire la vérité, ne jamais nous enfermer dans le déni, regarder la réalité en face.
Depuis un an, nous dénonçons l’irresponsabilité des oppositions qui refusent de chercher la stabilité pour le pays – et nous avons raison de le faire. Mais nous ne sommes pas audibles si nous ne reconnaissons pas la réalité : l’origine première de cette instabilité, c’est la décision de dissoudre l’Assemblée nationale.
Cette décision, chacun le sait, je m’y étais opposé. Cela n’avait rien à voir avec mon sort personnel, puisque j’avais proposé ma démission pour l’éviter. Non, si j’étais en désaccord avec cette décision, c’est parce que je savais que la France et les Français en paieraient le prix fort. Et tout ce qui se produit depuis correspond à ce que je redoutais alors.
Je sais combien cette décision a été, pour beaucoup d’entre vous, d’entre nous, une forme de rupture, de cassure. Tout comme cela a été une rupture et une cassure pour des millions de Français qui croyaient dans notre projet.
Je le sais car j’ai été aux côtés de chacun d’entre vous : partout en France, pendant toute cette campagne, j’ai tenté d’aider du mieux possible ceux qui se battaient pour nos couleurs.
Depuis un an, nous avons dû changer. Tous. Quelle que soit la forme de notre engagement. Militant, cadre, élu, parlementaire, ministre : tous, nous avons dû changer. Nous adapter.
Depuis un an, j’ai décidé de prendre du recul, de prendre du temps, de moins réagir à l’actualité quotidienne, de ne pas ajouter de bruit à la fureur du moment.
Depuis un an, j’ai réfléchi. Travaillé. Écouté. Écouté pour comprendre pourquoi le lien si fort que nous avions tissé en 2017 avec les Français, menaçait de se briser totalement.
J’ai voulu tirer les leçons de mon engagement, de plus de 10 ans comme élu local et de 7 ans au gouvernement, jusqu’à Matignon, au cours duquel j’ai pu voir ce qui fonctionne, et toucher du doigt ce qui ne fonctionne plus dans nos institutions, dans notre modèle économique et social, dans la relation entre les Français et nous, leurs politiques.
Mais surtout, avec vous, j’ai réfléchi à l’avenir de notre pays. Réfléchi aux solutions pour cette France, la France, que nous avons en partage et que nous aimons tant.
En prenant la tête de notre parti, je vous avais fait une promesse : celle de ne pas être un parti comme les autres. Je vous avais fait la promesse d’être libre. Oui, d’être libre.
Depuis un an, c’est en femmes et en hommes libres que nous nous sommes retroussé les manches, que nous avons travaillé, que nous nous sommes mobilisés, que nous n’avons compté ni nos jours, ni nos heures pour tenter d’être à la hauteur.
De convention thématique en débats, de propositions en consultations, d’opérations militantes en grands rassemblements : c’est un parti libre, un parti émancipé, que nous avons commencé à bâtir.
Un parti qui après avoir changé d’équipes, changé de siège, après s’être doté d’un socle idéologique, changera de nom, car vous avez été plus de 70% à le souhaiter.
Oui, un parti libre.
Car nous ne sommes plus en 2017, ni en 2022. C’est ce que vous-mêmes m’avez dit, et c’est pour cela qu’ensemble, et avec toute l’équipe qui m’entoure, nous travaillons d’arrache-pied pour préparer l’avenir.
L’année dernière, on lisait parfois que Renaissance n’avait plus d’avenir. Qu’il ne s’y passait plus rien et qu’on n’y produisait aucune idée. Et aujourd’hui, quel démenti !
Malgré toutes les difficultés, malgré les critiques et les commentateurs qui voudraient nous voir tomber : vous êtes là ! Nous sommes là !
Ce week-end, près de 4000 militants de toute la France, de l’Hexagone, des Outre-mer et des Français de l’étranger, se sont réunis à Arras !
Et chaque jour, plus de 120 parlementaires, plus de 35 000 adhérents, font vivre un parti, construisent un projet et dessinent un avenir !
Chaque jour, ce sont maintenant plusieurs centaines de pilotes municipaux qui préparent les élections municipales partout dans notre pays.
Avec vous, avec chacun de vous, ils mèneront campagne, sous nos couleurs ou sur des listes de rassemblement. Nous savons que l’enracinement local est le plus long à construire.
Alors, nous allons le forger, commune après commune. Nous le ferons avec humilité, conscients de la mission devant nous. Mais nous le ferons avec détermination. Et nous nous battrons, avec vous, pour avoir en mars, le plus grand nombre d’élus possibles pour porter nos valeurs dans nos communes !
Et surtout, mes amis, notre parti est redevenu une véritable force de propositions ! J’ai même lu qu’on en faisait trop ! Qu’on s’attaquait à trop de tabous ! Qu’on ouvrait trop de débats.
Je vais vous dire : entre un parti qui ne fait rien, qui ne dit rien, qui ne propose rien comme il y en a tant et tant dans ce pays, et un parti dont certains disent qu’il propose trop, qu’il va trop vite, et qu’il travaille trop, je vous le dis le plus sincèrement du monde : je préfèrerai toujours prendre ce chemin que nous prenons ensemble depuis 9 mois !
Car dans un an et demi, en 2027, aura lieu l’une des élections présidentielles les plus importantes de l’Histoire de notre pays. Et je le dis comme je le pense : il serait criminel de ne pas préparer le projet que notre famille politique devra présenter aux Français le moment venu.
Et donc j’assume que nous préparions, dès aujourd’hui, un projet d’avenir, un projet de changement profond pour les décennies à venir. Ce changement profond, comme une lumière au bout du tunnel de l’impuissance publique dans laquelle nous sommes plongés depuis 1 an.
Comme une espérance qu’à nouveau, la France et les Français pourront vivre mieux, vivre ensemble.
Ce besoin de « changement profond » pour l’avenir, je l’assume. Ce n’est ni contre quelque chose, ni contre quelqu’un.
Non, ce changement profond, c’est, j’en suis convaincu, le seul moyen pour que la France, notre pays, puisse continuer à être la France : ce pays de grandeur, d’ambition, et d’audace.
Ce changement profond, il est nécessaire, il est indispensable car nous devons regarder la réalité en face : tout autour de nous a changé.
Tout, en France, a changé.
Tout, en Europe, a changé.
Tout, dans le monde, a changé.
Je vous le dis comme je le pense : si cette crise frappe si fort aujourd’hui, si la France est en surchauffe, c’est parce qu’on tente encore et encore de la faire marcher avec un modèle dépassé. C’est parce que l’on s’accroche à un vieux modèle plutôt que de penser le nouveau.
Oui, la France se repose sur un modèle né sous les décombres de la Seconde Guerre mondiale. Né alors que la France se relevait à peine, que tout était détruit et qu’il fallait tout refonder. C’est ainsi, au bord du précipice, que la France s’est reconstruite. Qu’elle a mis fin à l’instabilité, avec la Ve République. Qu’elle a créé son modèle social, envié dans le monde entier, qui a longtemps offert une retraite à tous et des soins pour chacun. Qu’elle a créé son modèle économique fondé sur l’industrie, sur l’innovation, sur le nucléaire.
Ce modèle, il nous a tant apporté. Il a libéré notre potentiel et permis à la France d’éblouir le monde avec le TGV, avec le Concorde, le nucléaire. Il a soigné des millions de personnes, offert l’éducation pour tous, fait des services publics la pierre angulaire de notre société. Il a fait de la promesse républicaine une réalité, permis à chacun de prendre son risque car il savait que s’il trébuchait, la République serait là.
Mais le monde de 2025 n’a plus rien à voir avec celui de 1945.
En 1945, la mondialisation était un concept balbutiant, les déplacements lents, les échanges limités. En 1945, notre démographie était croissante et tout le financement de notre modèle social actuel repose sur le dynamisme des naissances de l’époque.
En 1945, le dérèglement climatique n’était pas un défi, pas même une question. On se parlait de la météo du jour, pas du climat de la fin du siècle.
Aujourd’hui, tout a changé.
La pyramide des âges s’est inversée, rendant impossible le maintien d’un modèle où tout repose sur les épaules des seuls travailleurs. Exigeant plus de justice, oui plus de justice, pour ceux qui travaillent, et dans la répartition des efforts. Le dérèglement climatique est là, plus présent, plus fort, plus concret. Il entre dans les quotidiens, et on le sait bien, ici, dans ce département du Pas-de-Calais où les inondations, où le recul du trait de côte menace le littoral, où les mouvements du sol fissurent les murs des maisons.
Les technologies ont changé. L’intelligence artificielle bouleverse déjà nos quotidiens. Le travail n’est plus le seul levier de l’élévation. C’est l’héritage qui change les donnes, et bientôt, si rien ne change, les Français n’hériteront plus du fruit du travail de leurs parents, mais certains seulement du patrimoine dont leurs parents auront eux-mêmes hérité.
Les équilibres géopolitiques eux non plus n’ont plus rien à voir. L’Europe s’est construite et, en même temps, elle ne peut plus prétendre être au centre du monde.
Le rapport à l’ordre, à l’autorité, aux droits et devoirs n’est plus le même, tant nous voyons la délinquance se transformer, se radicaliser, se rajeunir.
Oui, la réalité est là : notre modèle ne tourne plus. Évidemment que des réformes, certaines majeures, ont été conduites ces dernières décennies, et encore ces dernières années. Elles ont permis de maintenir un modèle, un système, pendant longtemps.
Mais la France de 2025 ne peut plus avancer avec un modèle de 1945 !
Nous vivons un grand désalignement. Et c’est ce grand désalignement qui est la cause de toutes les frictions profondes de la société. Et à la fin, les Français ont le sentiment de stagner. De perdre le contrôle.
Alors pour y arriver, mes chers amis, l’heure est venue de nous réinventer. L’heure est venue de reconstruire. De tout reconstruire.
Tout a changé, tout doit changer !
Cette nécessité d’un changement, je crois qu’elle est assez largement partagée sur l’échiquier politique. Mais la grande différence, c’est que nous, nous voulons refonder le modèle de 1945 pour la France de 2025, quand certains veulent faire retourner la France de 2025 en 1945.
Leur grand changement, c’est un grand retour en arrière. Et nous, nous ne sommes pas nostalgiques ! Nous, nous ne croyons pas qu’il faille revenir en 1945 !
En 1945, quand les femmes n’étaient libres ni de leur conscience, ni de leur corps, autorisées à voter depuis à peine un an, mais interdites encore d’avoir un compte en banque ou de recourir à l’IVG.
En 1945, quand l’Europe était encore un rêve. Un rêve qui semblait inaccessible tant les plaies de la guerre étaient profondes.
Face à ceux qui veulent une révolution réactionnaire, nous, mes chers amis, c’est un chemin d’espoir que je vous propose de construire !
Ce que nous devons proposer aux Français, c’est une nouvelle République !
Oui, une nouvelle République ! Une nouvelle République où tout sera refondé.
*
Mes chers amis,
J’assume d’être venu, aujourd’hui, vous parler d’avenir. Oui, d’avenir. Dans les 18 mois à venir, si nous devons faire tous les efforts pour débloquer la France et stabiliser le pays, nous devons impérativement continuer à parler d’avenir !
Car si nous ne parlons pas d’avenir, si nous ne parlons pas d’espoir, alors nous ne parlons plus de rien !
Oui, une nouvelle République est nécessaire.
Une nouvelle République économique et sociale où ceux qui entreprennent sont respectés et valorisés, et où le travail et la dignité seront au centre de tout.
Dans cette nouvelle République, nous chercherons à construire, cher Gérald, une France de propriétaires et d’actionnaires de leur entreprise. Dans cette nouvelle République, le financement du modèle social n’empêchera pas les salaires d’augmenter sous le poids des cotisations. Le modèle social sera tourné vers un seul objectif : lutter contre la précarité en favorisant le travail et l’accès à l’emploi.
La logique est simple : avant de demander des efforts à ceux qui travaillent, faisons en sorte que tout le monde fasse l’effort de travailler. Cela veut dire une assurance chômage qui incite à reprendre une activité. Cela veut dire aussi repenser la manière de travailler. Car on ne travaille plus aujourd’hui comme en 1945, ou même comme avant le Covid. Les attentes des travailleurs mais aussi les moyens dont nous disposons n’ont rien à voir. Rien.
Donnons plus de liberté aux entreprises et aux salariés pour décider ensemble de la meilleure organisation de leur travail, pour innover. Et ouvrons aussi ces possibilités dans la fonction publique.
Remettons en cause tous les totems qui nous ont déchiré arbitrairement et interrogeons jusqu’à la notion de temps de travail. A l’heure de l’intelligence artificielle, nous devons tout envisager, mais ne rien céder sur l’autonomie et la reconnaissance des travailleurs.
Nous proposerons de créer un nouveau système de retraites, qui rendra archaïques les débats interminables sur l’âge légal à 63, 65 ou 67 ans. Ce système sera libre, sans âge légal mais avec une durée de cotisation, il sera par points et avec la capitalisation ouverte à tous.
Dans cette nouvelle République, nous nous saisirons enfin de tout un continent caché de la souffrance humaine, que la solidarité d’aujourd’hui ignore totalement.
Je pense notamment aux mères célibataires. Je pense à la santé mentale ou à la lutte contre le harcèlement – car plus personne ne devrait souffrir, mourir d’être harcelé.
Je pense à la solitude. La solitude, c’est la misère des sociétés occidentales. C’est le lit de la souffrance et de la défiance. C’est un mal que personne ne nomme, personne ne combat, mais qui peut pourtant toucher tout le monde, quel que soit l’âge.
Nous devons faire de la lutte contre la solitude une grande cause, un combat. C’est la condition pour recréer du lien social. Pour une République unie, où chacun se respecte et se comprend.
Mes chers amis,
Bâtissons une Nouvelle République numérique et des grands projets.
Nous avons eu le TGV, le nucléaire. Plutôt que de suivre ceux qui veulent faire de la France le premier pays sans avion, faisons de la France le pays pionnier de l’avion vert. Cet avion zéro-émission qui permet de se déplacer sans polluer.
Il faut une nouvelle République numérique si nous voulons affronter le tsunami technologique, économique et social que représente l’intelligence artificielle. Je ne comprends pas pourquoi les partis politiques ne s’emparent pas pleinement de cet enjeu de civilisation. Les Nations qui maîtriseront l’IA maîtriseront l’avenir.
Avec l’IA, tout va changer. Nos vies vont changer, les métiers vont changer, notre pays va changer, dans des proportions que nous n’imaginons pas totalement encore. Alors n’ayons pas peur, mais au contraire, osons ! Avançons ! Emparons-nous de ce défi sans commune mesure.
N’ayons qu’un seul objectif : aider ceux qui entreprennent à développer leurs projets. Et puisque c’est d’actualité, je veux dire que je trouve sidérants, sidérants les débats du moment. Plutôt que de nous demander comment taxer Mistral, demandons-nous comment avoir un deuxième Mistral, un troisième Mistral, un quatrième Mistral ! La réponse est claire : certainement pas en créant des impôts supplémentaires dans un pays qui en a déjà plus que tous ses compétiteurs !
Et puisque je parle d’avenir, je le dis : notre nouvelle République, elle sera écologique, chère Agnès.
C’est le grand défi de notre temps. Et plus que jamais, pourtant, il est menacé par l’union sacrée de la droite et de l’extrême droite, unies dans le déni climatique, encore récemment pour stopper les énergies renouvelables !
Nous ne renoncerons jamais à l’écologie ! Nous ne renoncerons jamais à agir !
Nous serons les artisans infatigables d’une écologie populaire. Une écologie au service des Français, jamais contre eux. Une écologie qui donne des solutions, pas des entraves. Une écologie qui fait le choix du nucléaire et du renouvelable !
Mes chers amis,
Il n’y a pas de République sans autorité.
Alors bâtissons une nouvelle République de l’autorité et du respect. Respect pour la loi, respect pour l’ordre, et pour nos frontières.
Pour cela, il y a urgence à former une bulle de protection autour de la jeunesse, face aux ingérences de toutes natures. L’État a parfois oublié qu’il a pour elle un devoir de protection.
Alors même si cela dérange les naïfs, les bien-pensants, ceux qui préfèrent détourner le regard, je continuerai à le dire : en République, on ne doit pas accepter qu’un enfant soit instrumentalisé, qu’une fillette soit contrainte d’être voilée, que les cerveaux de nos enfants soient ramollis dès les premières années par les algorithmes, que des gamins soient laissés livrés à la délinquance.
La plus efficace des préventions passe par l’école, bien sûr. L’École, vous le savez, c’est la cause qui me tient le plus à cœur.
Tout passe par l’école. C’est elle qui offre les armes pour choisir sa vie. Elle qui offre les clés pour vivre libre. A condition de ne jamais dévier des seuls objectifs qui vaillent : l’élévation du niveau et le respect de l’autorité de nos enseignants. La cause de l’école, c’est la cause de la France.
Cela passe aussi par des règles plus fermes. Il faut être plus fermes que jamais car je crois que le seuil de tolérance des Français est aujourd’hui largement dépassé.
Gérald, tu as tant fait : en 4 ans à l’Intérieur, et en 8 mois place Vendôme, tu as œuvré comme peu avant toi ! Avec des résultats ! Et nous accompagnerons évidemment la grande révolution pénale que tu as lancée.
Tu l’as souvent dit et nous avons essayé ensemble d’œuvrer pour cela avant l’été: les règles de 1945 ne sont pas adaptées à la jeunesse de 2025. Face à une violence de plus en plus débridée, de plus en plus jeune, nos règles doivent changer.
Alors je le dis, demain dans cette nouvelle République de l’autorité, on n’excusera plus les actes de délinquance les plus graves commis par des mineurs, du simple fait de l’excuse de minorité. Oui, il est des cas où un mineur doit être jugé comme un majeur, car il est des cas où le déchaînement de violence, où la récidive, où le refus de toute autorité doivent être punies beaucoup plus sévèrement qu’aujourd’hui ! Et nous devrons faire ce qu’il faut, changer le cadre, y compris constitutionnel, pour que ce soit possible.
Changer le cadre, aussi, pour qu’on ne puisse plus laisser l’impossibilisme entraver notre lutte contre le narcotrafic ou face à l’immigration illégale.
Sur l’immigration, je ne crois ni à ceux qui proposent l’immigration zéro, ni possible ni souhaitable. Je ne crois pas davantage à ceux qui considèrent que tout va bien, qu’il n’y a rien à maîtriser. Nous proposerons un principe clair : la préférence travail. Accueillir moins, mais accueillir mieux, ceux qui respectent nos règles, ceux qui ont un travail, qui leur permettra de travailler en France et de s’y intégrer.
Alors nous proposerons de mettre en place un permis à point pour l’immigration, sur le modèle de celui qui existe au Canada.
Cette nouvelle République, elle doit aussi être celle des libertés et de l’émancipation.
Face aux conservateurs et aux réactionnaires, j’assume de défendre la conquête de nouveaux droits, de nouvelles libertés. J’assume de dire que nous devons garantir et protéger les droits sociétaux acquis pour tous. J’ai été si fier de voir mon Gouvernement sceller l’inscription du droit des femmes à disposer de leur corps dans notre Constitution. Je veux aller plus loin.
Face aux conservateurs et aux réactionnaires dont les offensives n’ont jamais été aussi nombreuses, je formule une proposition : de la même manière que notre Constitution comprend un principe de non-régression environnementale, inscrivons-y un principe de non-régression sociétale : pour qu’aucune loi ne puisse revenir sur les droits, les progrès, les conquêtes obtenues de haute lutte pour l’égalité.
Car les réactionnaires rodent, car ce qui fait le fondement de l’égalité à la Française est de plus en plus menacé !
Dans notre République, la femme est l’égale de l’homme – un point, c’est tout !
Dans notre République, on peut aimer qui l’on veut, se marier avec qui l’on veut, tenir la main de qui l’on veut dans la rue, sans être attaqué, sans être menacé !
Dans notre République, quelle que soit son origine, son nom, sa couleur de peau, ou sa foi, on peut vivre. Vivre libre. Et réussir, un point c’est tout !
Cela peut sembler une évidence : il n’en est rien. Parce que certains veulent ouvertement revenir sur ces progrès, je l’ai dit. Parce que d’autres attisent les haines et la stigmatisation contre une partie des Français.
Depuis des années, porté par les ingérences et la propagande islamistes et ces derniers temps, accentué par le discours de haine de La France Insoumise, l’antisémitisme prospère partout dans notre pays.
Les injures, les dégradations, les agressions, les attaques antisémites ne cessent de se multiplier : plus nombreuses, plus violentes – et parfois ce qui est pire que tout : tolérées, banalisées.
Nous n’accepterons rien. Nous nous tiendrons toujours au côté des Français juifs. Nous serons intraitables. Intraitables, jusqu’au bout.
Comme nous serons intraitables contre les actes racistes, anti-musulmans, alimentés par les discours de l’extrême droite.
Il n’y a pas de fatalité à voir la haine s’installer. L’Histoire de notre pays, ce sont des quartiers entiers où athées, chrétiens, juifs et musulmans vivaient ensemble, sans que jamais la religion ne les empêche de se comprendre.
Aujourd’hui, par intérêt électoral, l’extrême gauche veut faire croire que pour protéger les musulmans, il faudrait s’en prendre aux Juifs. Et l’extrême droite veut faire croire que pour protéger les juifs, il faudrait s’en prendre aux Musulmans.
Ne laissons pas les politiques défaire ce que la République a toujours su faire : nous unir.
Notre Nouvelle République sera une République unie.
Enfin, chers amis, cette Nouvelle République, elle sera résolument européenne.
J’étais il y a quelques jours en Ukraine, où la Russie intensifie son offensive. Ce que veut la Russie, et elle le montre en survolant la Pologne et la Roumanie, ce n’est pas seulement faire tomber l’Ukraine, c’est asservir l’Europe.
En Ukraine, tous mes interlocuteurs m’ont parlé avec angoisse de nos prochaines échéances électorales. Pour eux, les choses sont claires : si la France bascule au rang des Nations qui se retirent du projet européen et trouvent des excuses à la Russie, ils n’y survivront pas. Alors je suis fier de mon pays qui aujourd’hui se tient au côté des ukrainiens et des européens. J’étais fier de mon pays, il y a quelques jours, quand le Président de la République a décidé de faire décoller des Rafales pour protéger le ciel polonais.
L’Europe, mes chers amis, c’est ce qui nous permettra de peser face à tous ces nouveaux empires qui déstabilisent le monde.
Elle aussi devra se réinventer, devenir enfin le géant politique qu’elle devrait être, gagner en légitimité, en légitimité populaire, européenne, avec un Président de la Commission européenne élu au suffrage universel.
Chers amis, je suis lucide : rien de tout cela ne sera possible si nous ne changeons pas radicalement notre façon d’exercer le pouvoir, et la façon dont fonctionnent nos institutions.
Car les Français voient bien que tant est bloqué, empêché, rendu impossible par tant et tant de contraintes.
Il faudra donc, aussi, une Nouvelle République démocratique.
Trop longtemps, nous avons cru que l’élection valait pour un blanc-seing et qu’elle suffisait pour oublier toutes les oppositions, ignorer tous les avis divergents, outrepasser les corps intermédiaires. Tous, nous avons fait cette erreur.
En 1958, c’est un homme qui a sauvé la France et qui a rebâti nos Institutions. Mais nous ne sommes plus au XX° siècle, et le Général de Gaulle ne reviendra pas. Alors cessons de croire au mythe de l’homme providentiel, et acceptons de partager le pouvoir !
Cessons de croire qu’une personne peut tout savoir et tout décider, et oui, changeons enfin notre façon d’exercer le pouvoir !
La France est l’un des derniers pays d’Europe à avoir ce modèle. Et pourtant, c’est justement les pays qui exercent différemment le pouvoir qui ont su mener le plus de réformes, alors que nous, nous sommes sans doute celui qui accumule le plus de difficultés politiques et institutionnelles.
De deux partis hégémoniques, notre vie politique est passée à 3 blocs et une dizaine de partis qui s’affrontent sans relâche. 3 blocs dont aucun ne peut être majoritaire ou prétendre représenter une majorité des Français !
Alors, comment continuer à faire vivre nos institutions de la même manière ?
En ayant été député, ministre puis Premier ministre, j’ai observé, et agi dans le cadre de notre système politique et institutionnel aujourd’hui. J’en ai tiré quelques leçons, sur ses forces et surtout sur ses limites. Sur tout ce qu’il permet et tout ce qu’il empêche.
Alors depuis plus d’un an, depuis ce temps que j’ai pris avec vous pour réfléchir, débattre et proposer, j’ai forgé quelques convictions sur le cadre de nos institutions et sur l’exercice du pouvoir.
Oui, notre Constitution nous protège. Elle nous a permis de traverser tant de crises, et tant de tempêtes. Mais nos règles, nos normes, nos lois, notre façon d’envisager l’action publique ne fonctionnent plus. Partout, on a voulu mettre du conflit plutôt que de l’apaisement. Partout, on a voulu mettre de la complexité plutôt que du bon sens. Partout, on a voulu interdire plutôt que de libérer.
Alors, changeons radicalement notre manière de gouverner !
Partageons le pouvoir !
Donnons plus de pouvoirs à ceux qui veulent faire, et moins de pouvoirs à ceux qui veulent tout empêcher ! Et oui, nous devons également nous préparer à gouverner autrement.
Bien sûr, il faut conserver ce qui fonctionne avec une infinie précaution. Le Président de la République doit rester notre clé de voute. Le Parlement doit continuer à contrôler le gouvernement. Le Conseil Constitutionnel devra rester notre juridiction suprême, et ne devra jamais être instrumentalisé. L’indépendance de la justice doit être coûte que coûte préservée.
Ces acquis doivent être protégés.
Mais pour que cette nouvelle République remplisse ses promesses, des piliers de notre système vont devoir changer.
Dans les 18 mois qui s’ouvrent, nous conduirons un travail inédit pour notre parti: proposer une remise à plat de notre organisation institutionnelle. Il faut chercher une pratique du pouvoir différente, fondée sur la confiance et où chacun assume ses responsabilités.
On peut tout à la fois mieux partager le pouvoir et gagner en efficacité, j’en suis convaincu.
Des milliers et des milliers de normes supplémentaires chaque année, c’est trop ! Des voies de recours à l’infini quitte à transformer la France en vetocratie, c’est trop !
4 strates de collectivités, jusqu’à diluer toute responsabilité, c’est trop ! Des milliers d’élus dans chacune de ces strates, c’est trop ! 925 parlementaires, c’est trop ! Des centaines d’instances qui vident l’action publique de sa substance, c’est trop !
Alors, mes chers amis, osons envisager moins de niveaux de collectivités pour plus d’efficacité. Moins d’élus, pour plus de responsabilités. Moins d’entités, moins d’autorités administratives indépendantes, pour que le politique assume ses prérogatives !
Moins de normes, et un contrôle strict pour qu’aucune norme ne soit ajoutée sans que les précédentes ne soient supprimées ! Moins de voies de recours, car nous aurons assumer de simplifier notre droit pour en finir avec ces recours à l’infini qui empoisonnent la vie et entravent notre économie !
Des référendums, enfin, des référendums réguliers, parce que le pouvoir, c’est d’abord, aussi et surtout avec les Français que nous voulons le partager !
Vous l’avez compris, ce n’est pas seulement un chantier institutionnel que je propose. Il ne s’agit pas de changer de régime, et je laisse le terme de VI° République à ceux qui veulent en réalité mettre à terre nos Institutions pour imposer leur chaos.
La Ve République nous a apporté efficacité, responsabilité, clarté. Ce que nous voulons, ce n’est pas la mettre à terre.
Ce que nous voulons, c’est passer de la V° République du XX° siècle, à la V° République du XXI° siècle.
Mes chers amis,
Cette Nouvelle République que je vous propose de construire avec les Français, ce n’est pas une collection de mesures. Ce ne sont pas des propositions que l’on additionnerait comme un tableau de chiffres que l’on remplirait.
Ce doit être un souffle d’espoir et un vent de liberté.
Pour laisser respirer les Français, pour leur apporter la sécurité qu’ils demandent à tous points de vue, pour remettre en marche l’ascenseur social.
Nous avons 18 mois pour tracer ce chemin. 18 mois pour poser les bonnes questions.
18 mois pour bâtir cette ambition.
18 mois de travail.
18 mois de terrain.
18 mois à écouter, à dialoguer, à convaincre.
Aujourd’hui, il y a des candidats qui avancent sans projet vers 2027. Moi je veux faire avancer notre projet vers 2027.
Une élection, quelle qu’elle soit, n’est jamais une échappée solitaire : elle viendra de vous, de vous d’abord et de la force des convictions !
Une élection, c’est avant tout un rassemblement.
Le rassemblement au sein de notre parti, bien sûr – et vous en êtes les visages. Le rassemblement de tous ceux qui partagent nos valeurs, évidemment. Le rassemblement de ceux qui veulent vraiment renverser la table.
Dans une période telle, évidemment qu’avoir plusieurs candidats qui partagent le même projet, c’est la garantie de voir ce projet perdre. Mais à ce stade, je ne vois personne d’autre défendre un projet de refondation comme celui que nous sommes en train de construire.
Alors nous n’avons aucune raison de ne pas nous engager pleinement, totalement et librement dans la course vers 2027.
Et je n’ai aucun doute : avec ceux qui partageront notre vision, ceux qui choisiront le dépassement, ceux qui seront intransigeants avec les extrêmes, d’une manière ou d’une autre, nous nous rassemblerons !
Avec ceux qui accepteront notre volonté de refonder notre modèle, de bâtir une Nouvelle République, d’une manière ou d’une autre, nous nous rassemblerons !
Et c’est parce que nous aurons un projet de société clair que nous pourrons desserrer la tenaille qui menace les Français : un choix entre le Rassemblement national et La France Insoumise.
Car notre pays ne pourra pas, jamais, se payer le luxe d’un choix entre ces deux extrêmes au second tour de l’élection présidentielle.
Mais mes chers amis, cette tenaille mortifère, oui, nous allons la briser !
Alors, préparons-nous !
Pour notre pays en 2027, défendons cette Nouvelle République, tout à la fois un idéal, un projet, et une démarche.
L’idéal d’une France qui retrouve sa place et qui se projette dans son époque et dans son temps.
Un idéal dont nous ne dévierons jamais : pas gérer, rebâtir ! Pas adapter, réinventer ! Pas attendre, agir !
Mes chers amis,
Retournons sur le terrain !
Retournons sur les marchés, dans les rues, au pas de chaque porte !
Retournons auprès des Français !
C’est notre place ! C’est notre ADN !
Montrons aux Français que nous sommes prêts à sortir le pays de l’ornière !
Car mes amis, s’il y a une chose dont je suis sûr. S’il y a une chose que je sais absolument, c’est que la France a encore son mot à dire !
Nous sommes la France, ce pays où s’est forgée la liberté, l’irrévérence, le panache.
Nous sommes la France, ce pays qui a connu l’occupation, la douleur et les larmes, mais n’a jamais courbé l’échine !
Nous avons encore nos plus belles pages à écrire !
Et aujourd’hui, nous sommes libres.
Plus libres que jamais !
Tous ensemble, nous y arriverons !
Parce que nous ne sommes pas n’importe quel pays !
Parce que nous sommes la France et que rien ne résiste au peuple français !
Vive la République !
Vive la France !