Le lundi 8 septembre 2025, l’Assemblée nationale a refusé d’accorder sa confiance au gouvernement de François Bayrou. Avec 194 voix pour, 364 contre et 15 abstentions, le gouvernement n’a pas obtenu la majorité requise des 280 voix et a donc été contraint de démissionner. C’est une première dans l’histoire de la Ve République qu’un gouvernement soit renversé à l’occasion d’une déclaration de politique générale.

Qui a voté quoi ?
Le scrutin a clairement révélé la fracture entre les forces politiques :
- Le bloc central (Renaissance, MoDem, Horizons et alliés) : a voté pour la confiance, convaincu qu’il fallait maintenir un cadre stable pour gouverner. Quelques députés LR proches du centre ont également suivi cette ligne, mais ils demeurent minoritaires dans leur groupe.
- Les Républicains siégant au groupe Droite Républicaine : la majorité a voté pour, même si le résultat est plus divisé (27 pour, 13 contre et 9 abstention).
- La gauche (Parti socialiste, écologistes, communistes, La France insoumise/NFP) : vote contre unanime, rejetant d’emblée le gouvernement Bayrou.
- Le Rassemblement National (RN) : vote également contre, dans une logique de blocage.
- LIOT et non-inscrits : vote éclaté, laissant apparaître des choix individuels.
En résumé : le bloc central a voté pour la confiance, sauf quelques LR ; toutes les oppositions ont voté contre.
Pourquoi Renaissance a voté la confiance
Notre vote n’était pas un soutien aveugle à un programme budgétaire déjà arrêté. Il s’agissait avant tout de défendre :
- La stabilité institutionnelle : la France ne peut pas se permettre une succession de crises politiques et de blocages.
- Un cadre de dialogue : comme l’a rappelé Gabriel Attal à la tribune, voter la confiance ne revenait pas à approuver chaque ligne du plan budgétaire présenté en juillet, mais à maintenir la possibilité de construire des compromis dans les prochains mois.
- La responsabilité : face à des oppositions prêtes à renverser un gouvernement sans proposer d’alternative crédible, nous avons choisi d’assumer nos responsabilités.
- L’intérêt général : Gabriel Attal a appelé à un « accord d’intérêt général » entre forces républicaines pour les 18 prochains mois, afin d’éviter le chaos institutionnel et de permettre l’adoption d’un budget d’ici la fin de l’année.
Notre position : stabilité et responsabilité
En votant la confiance, Renaissance et ses partenaires ont montré qu’ils étaient les garants de la stabilité et du sérieux, là où d’autres ont choisi l’irresponsabilité et le blocage.
Pour les Français de l’étranger, qui savent combien la force de nos institutions et la crédibilité internationale de la France sont précieuses, ce choix n’est pas un détail. C’est la condition pour que notre pays reste une démocratie solide, une économie dynamique et un partenaire fiable sur la scène mondiale.
La Fédération des Français de l’étranger Renaissance continuera à défendre cette voix de responsabilité et de stabilité, contre les extrêmes et les calculs partisans.