Éléonore Caroit, députée de la 2ème circonscription des Français établis hors de France (Amérique latine et Caraïbes) nous parle de la mission gouvernementale dont elle à la charge en vue de la conférence des Nations Unies sur l’océan qui se déroulera en juin à Nice et de la ratification du Traité international pour la protection de la haute mer et de la biodiversité marine (BBNJ).
Après New York (2017) et Lisbonne (2022), la France et le Costa Rica co-organisent la 3ème Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC3) à Nice, du 9 au 13 juin 2025.
Dix ans après la COP21 et l’Accord de Paris, l’UNOC 3 entend réunir l’ensemble des Etats membres des Nations unies, leurs chefs d’Etat et de gouvernement, les agences spécialisées, la société civile, le secteur privé et les donateurs internationaux, et faire pour l’océan ce qui avait été fait en 2015 pour le climat.
Le thème principal de UNOC 3 est « Accélérer l’action et mobiliser tous les acteurs pour conserver et utiliser durablement l’océan ». La conférence vise à soutenir une action urgente et plus poussée pour conserver et utiliser durablement l’océan, les mers et les ressources marines pour le développement durable et à identifier d’autres moyens de soutenir la mise en œuvre de l’Objectif de Développement Durable n° 14. Elle s’appuiera sur les instruments existants pour former des partenariats fructueux en vue d’une conclusion rapide et d’une mise en œuvre efficace des processus en cours qui contribuent à la conservation et à l’utilisation durable des océans.
La France entend faire de l’UNOC 3 un rendez-vous majeur, à la mesure de ce qu’a représenté la conférence de Paris en 2015. Accueillant 30 000 participants dont une centaine de chefs d’État ou de gouvernement, cette conférence aboutira à l’adoption d’un plan d’action pour les océans, composé d’une déclaration politique des États et d’engagements volontaires de tous les acteurs.
L’un des principaux enjeux de l’UNOC 3 porte sur la ratification du traité sur la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale. Ce traité, dit traité BBNJ pour Biodiversity Beyond National Juridiction, a été adopté à l’unanimité le 19 juin 2023, après plus de vingt ans de négociations. Il vise à protéger la biodiversité marine en haute mer, en prévoyant notamment l’obligation de réaliser des études d’impact environnemental, la création d’aires marines protégées reconnues par la communauté internationale, l’instauration de systèmes d’accès aux ressources génétiques marines et le transfert de technologies marines vers les pays en développement.