
Dimanche 8 décembre, le Conseil national de Renaissance s’est réuni pour élire ses nouvelles instances dirigeantes, marquant un tournant dans l’histoire du parti fondé autour d’Emmanuel Macron. Gabriel Attal a été élu Secrétaire général, succédant à Stéphane Séjourné, tandis qu’Élisabeth Borne a pris les fonctions de Présidente du Conseil national. Ces nominations, intervenues dans un contexte politique complexe, traduisent la volonté de redéfinir les orientations du parti.
Une élection sous le signe de l’unité
Dans une ambiance chaleureuse, près de 350 militants étaient présents à l’Hôtel Pullman de Paris-Montparnasse pour assister à cet événement majeur. L’élection de Gabriel Attal, seul candidat à la succession de Stéphane Séjourné après le retrait d’Élisabeth Borne, a recueilli 94,9 % des suffrages exprimés. Ce choix illustre la volonté commune de renforcer l’unité et la cohésion au sein du mouvement.
Les discours des leaders : bilan et perspectives
Dans son discours d’acceptation, Gabriel Attal a appelé à un examen critique des sept années de notre mouvement, d’En Marche à Renaissance. « Faire un bilan, sans faux-semblant, sans éviter les sujets qui font mal », a-t-il affirmé, annonçant le lancement des « États généraux » du parti dès janvier 2025. L’objectif est clair : renouer avec les militants et redéfinir les bases idéologiques de Renaissance. « Ce que je vous propose, c’est de répondre ensemble à la question : que sommes-nous devenus, et que voulons-nous devenir ? », a-t-il ajouté, tout en insistant sur l’urgence de restaurer l’autorité et d’adopter une écologie pragmatique.
De son côté, Élisabeth Borne a appelé à relever les défis immenses auxquels le parti fait face, tout en rendant hommage à l’engagement de ses prédécesseurs à la tête du parti. En tant que Présidente du Conseil national, elle entend animer un espace de débat et de réflexion capable de redonner du souffle à l’action politique de Renaissance. « Nous devons bâtir un projet à la hauteur des défis du XXIe siècle, pour une France forte dans une Europe unie », a-t-elle déclaré.
Entre renouvellement et engagement militant
Renaissance, confronté à des défis de taille depuis la réélection d’Emmanuel Macron en 2022, cherche à se redéfinir pour mieux répondre aux attentes des Français. Gabriel Attal a souligné l’importance de renouer avec les aspirations des citoyens, notamment sur les questions régaliennes et écologiques. Il a également annoncé une tournée européenne pour s’inspirer des approches innovantes de nos voisins en matière de sécurité et de gestion migratoire.
Ce Conseil national a été également l’occasion de réunir et de remercier chaleureusement les forces vives de notre mouvement. Nous remercions en particulier celles de la Fédération des Français de l’étranger. Nous saluons la présence et l’engagement de Marlène Dbouk, Secrétaire générale de la Fédération ; de Patricia Connell, membre du bureau de l’Assemblée des territoires au nom des Français de l’étranger ; de Nathalie Coggia, Claire Genta, Florent Pigeyre et Nolwenn Pelven, membres du bureau fédéral ; de Maxime Lelièvre, de Christopher Weissberg, ancien député des Français de l’étranger.
Nous tenons également à remercier nos ministres et parlementaires présents, notamment Anne Genetet, Ministre de l’éducation nationale, Marc Ferracci, Ministre délégué à l’Industrie, et Roland Lescure, Vice-Président de l’Assemblée nationale, Pieyre-Alexandre Anglade, Président de la Commission Affaire européenne de l’Assemblée nationale et Vincent Caure, Député des Français d’Europe du Nord. Leur présence et leur dévouement incarnent l’énergie et l’esprit collectif qui animent Renaissance.
Une stratégie pour l’avenir
Avec ces nouvelles nominations, Renaissance affirme sa volonté de se recentrer sur ses valeurs fondatrices tout en s’adaptant aux attentes contemporaines. Les États généraux annoncés par Gabriel Attal visent à mobiliser les militants autour de thématiques cruciales : économie, transition écologique, autorité et justice sociale. Élisabeth Borne, quant à elle, souhaite faire du Conseil national le « cœur battant » du parti, en développant des commissions thématiques inspirées du fonctionnement parlementaire.
En filigrane, les élections municipales et consulaires de mars 2026 sont déjà dans tous les esprits. Gabriel Attal a appelé à une mobilisation rapide pour définir une stratégie claire et gagner en présence locale. L’enjeu est de taille : montrer que Renaissance peut répondre aux aspirations des Français et contribuer activement à l’avenir de notre pays.
Le Conseil national du 8 décembre marque une étape décisive pour Renaissance. Entre volonté de renouveau et mobilisation militante, le parti s’engage dans une dynamique ambitieuse pour préparer l’avenir. Gabriel Attal et Élisabeth Borne, avec le soutien de l’ensemble des forces vives, incarnent cette ambition collective. Merci à tous pour votre engagement et votre détermination à porter haut les valeurs de Renaissance.























