
Maxime Lelièvre, 33 ans, est un passionné d’Europe, depuis son arrivée en Belgique en 2015. Après avoir vécu à Gand, en Flandre, il a élu domicile à Bruxelles il y a quatre ans. En tant que collaborateur parlementaire pour le député des Français du Benelux, Pieyre-Alexandre Anglade, il s’investit activement au sein de diverses associations françaises à Gand et participe aux actions de solidarité dans les trois pays du Benelux.

Actuellement en pause temporaire de son emploi pour se consacrer à la campagne des Européennes avec la liste majorité présidentielle Besoin d’Europe, Maxime prévoit de revenir en juin. Engagé en politique depuis 2021, il a été élu délégué consulaire sur la liste Renaissance aux élections consulaires en Belgique, puis est devenu Conseiller FDE après la démission d’Isabelle Wandelst. Maxime incarne ainsi l’esprit d’engagement et de dévouement pour une Europe plus unie et solidaire.
Nous avons souhaitez revenir sur le parcours d’Isabelle en présentant son action comme Conseillère des Français de l’Étranger
Pour les Français de l’Étranger qui ne vous connaissent pas, Isabelle qui êtes-vous ?
Isabelle Wandelst, 60 ans, j’ai récemment pris ma retraite, clôturant ainsi mes fonctions de Directrice administrative et financière et Directrice des ressources humaines. Résidant à la frontière belge depuis 2008, j’ai eu l’honneur de servir en tant que Conseillère des Français de l’étranger pour la circonscription de Bruxelles, un mandat que j’ai exercé avec dévouement pendant près de trois ans avant de démissionner du fait de mon retour en France.

Quels sont les grands enjeux de la circonscription consulaire où vous avez été élue Conseillère des Français de l’Étranger pour ces Français de l’Étranger justement ?
Pendant mon mandat, les bourses scolaires et le soutien aux associations sont restés des priorités au sein du Conseil Consulaire. Néanmoins, il était crucial de ne pas négliger les autres défis auxquels font face les Français en Belgique, spécialement ceux vivant près de la frontière. Avec l’appui de mes collègues Conseillers et de notre Président, Jérémy Michel, nous avons avancé des propositions, sous forme d’Avis à voter, pour aborder ces enjeux efficacement. Les problématiques telles que la fiscalité, la double imposition, le chômage, les ruptures conventionnelles, et le soutien aux familles à faible revenu face à l’inflation et au handicap ont été fréquemment adressées.

Quelles ont étés vos actions principales comme Conseillère des Français de l’Étranger ?
J’ai travaillé étroitement avec le groupe Facebook des « Non-résidents contribuables en France », offrant mon soutien, surtout sur le plan administratif. J’ai recueilli et traité chaque problématique avec l’aide de mes collègues, rapportant nos avancées lors des réunions du Conseil Consulaire. Des questions fiscales majeures ont été abordées, et ce travail se poursuit encore aujourd’hui avec les élus nationaux et les ministères.
J’ai tenté de clarifier que vivre à la frontière belge n’impliquait pas de changer de pays, mais plutôt de quartier ou de trottoir. Cependant, la réalité administrative complexe et l’absence de guides spécialisés pour les frontaliers ont souvent mené à la perte de certains droits pour les Français travaillant en France mais résidant en Belgique. Je suis fière d’avoir contribué à sensibiliser sur les problématiques de milliers de transfrontaliers.
Bien que toutes les questions soulevées n’aient pas toujours abouti à un avis formel, le fait qu’elles soient désormais reconnues par les élus représente une avancée significative. J’ai notamment mis en lumière les difficultés liées à la fiscalité des retraites privées, poussant certains à quitter leur vie en Belgique.
Je pense qu’il est crucial de mettre en place un « pôle frontières », dédié à l’analyse des divergences avec les pays limitrophes de la France. Ce pôle aurait pour but d’identifier les situations problématiques et de proposer des solutions justes, tout en veillant à ne léser aucun compatriote. Chaque frontalier et transfrontalier est un citoyen européen qui mérite une compréhension et un soutien accrus.
Même si je ne suis plus élue aujourd’hui, je continuerai de me mobiliser pour défendre les droits des transfrontaliers et je sais que les membres de la liste en feront autant.
