La première partie du Budget 2025, soit la partie recette du projet de loi de finance, a été rejetée par l’Assemblée nationale.

Le mardi 12 novembre 2024, l’Assemblée nationale a rejeté par 362 voix contre (et 192 votes pour) la première partie du projet de loi de finances pour 2025. L’ensemble du Budget 2025 a, de ce fait, été rejeté en première lecture sans qu’il y ait lieu de procéder à l’examen de la partie dépenses.
Seuls les députés membres du Nouveau Front Populaire (LFI, PCF, EELV et PS) ont voté en faveur de ce budget profondément remanié par leurs soins, et avec la complicité du Rassemblement national, durant son examen en commission puis dans l’hémicycle.
« Un immense gâchis parlementaire » : c’est ainsi que David Amiel, député de Paris et orateur du groupe « Ensemble pour la République », décrit cette épisode désolant de la vie de l’Assemblée nationale.
80% des hausses d’impôts votées entraineraient une sortie de l’Union européenne, la transgression des traités internationaux signés par la France ou la remise en cause de notre ordre constitutionnel et juridique. Avec ce budget, la France n’appartiendrait plus à l’Europe, ne disposerait plus de moyens d’éviter des coupures de courant électrique après 2026, ne régulerait plus les prix de l’électricité.
Ce budget, détricoté par l’extrême droite et l’extrême gauche, est un « barbouillis budgétaire indigne » qui mettrait notre économie à terre, alors que la bataille économique mondiale est de plus en plus âpre à cause des surcapacités industrielles chinoises et du protectionnisme américain.
Pourtant, le texte initial du gouvernement comportait beaucoup d’ouvertures en matière de justice fiscale, comme la contribution différentielle sur les hauts revenus ou encore la taxe sur les rachats d’actions. Mais malheureusement, l’esprit de compromis et de responsabilité a déserté l’hémicycle. La gauche de gouvernement s’est une nouvelle fois alignée sur la surenchère programmatique de La France Insoumise se détournant une fois de plus de l’intérêt supérieur de la nation.
C’est pourquoi le groupe « EPR » et l’ensemble des partis du socle commun représentés au gouvernement ont voté contre ce budget remanié. Après des années de redressement de notre compétitivité, il était impossible pour notre groupe de voter pour un Budget faisant courir le risque du désarmement industriel, haussant massivement le coût du travail et trahissant nos engagements européens.