
Séverine Biderman est candidate tête de liste : « Ensemble pour les Français de l’Ontario et du Manitoba » dans la 2ème circonscription du Canada, pour un 2e mandat.
À Toronto, elle s’engage depuis plusieurs années au service des Français d’Ontario et du Manitoba, avec une action de terrain tournée vers l’accompagnement concret et le lien avec la communauté.
Forte de cette expérience, elle porte une approche engagée et pragmatique pour faciliter le quotidien des expatriés et mieux faire entendre leurs besoins.
Qui êtes-vous et quel est votre lien avec votre circonscription ?
Je vis au Canada, à Toronto, depuis 28 ans, après avoir quitté Paris pour un simple échange avec le Barreau du Québec, une parenthèse devenue une vie. J’y ai construit un parcours au croisement du droit, des médias et de l’éducation, trois piliers de la démocratie : successivement avocate en propriété intellectuelle, journaliste à Radio-Canada, puis responsable de la production originale à TV5 Québec Canada pendant plus de dix ans, je suis aujourd’hui directrice de la Stratégie, du Développement et des Affaires juridiques au Lycée Français de Toronto, après en avoir présidé le conseil d’administration pendant cinq ans.
J’ai le sentiment que seul le Canada rend possible une telle danse professionnelle, rythmée par mon attachement profond au service public. Mon ancrage dans la circonscription est à la fois professionnel et profondément humain. Je partage au quotidien les réalités des Français de l’étranger — éducation, fiscalité, accès aux services, intégration — et, depuis 2022, j’agis concrètement comme Conseillère consulaire pour défendre leurs intérêts, en m’appuyant sur un engagement fort au Lycée et au sein d’un réseau associatif et institutionnel actif.
Pourquoi avez-vous décidé de vous présenter comme conseillère des Français de l’étranger ?
Mon engagement comme conseillère des Français de l’étranger est né d’une conviction simple : lorsqu’on vit à l’étranger, on a besoin de relais de proximité, capables de comprendre concrètement nos réalités et de les faire remonter efficacement. Après plus de vingt-cinq ans au Canada, j’ai moi-même été confrontée, comme beaucoup d’entre vous, aux enjeux du quotidien — scolarisation des enfants, accès aux services consulaires, complexité administrative, fiscalité ou encore intégration dans un nouvel environnement.
C’est au contact de ces situations, et à travers mon implication au Lycée Français de Toronto, que j’ai pris pleinement conscience du besoin d’un engagement local structuré. Le véritable déclic est survenu pendant la crise du Covid, au moment des épreuves du baccalauréat. Face à l’incertitude et à l’inquiétude des familles, j’ai mobilisé mes liens avec les parlementaires, à l’époque Roland Lescure, et les autorités françaises pour faire entendre la réalité du terrain et contribuer à garantir des conditions d’examen justes et sereines pour nos élèves.
Cette expérience a été déterminante : elle m’a montré qu’une action engagée, connectée aux décideurs, pouvait avoir un impact concret et immédiat. Depuis, j’ai accompagné des dizaines de Français dans leurs démarches consulaires et administratives — situations complexes, urgences individuelles, besoins d’orientation — avec une conviction renforcée : notre communauté a besoin d’élus accessibles, efficaces et profondément ancrés dans le réel. C’est précisément le sens de mon engagement aujourd’hui.
Pourquoi avez-vous choisi de vous engager avec le soutien de Renaissance ?
J’ai choisi de m’engager avec le soutien de Renaissance en toute transparence, parce que je crois qu’en tant que conseillers des Français de l’étranger, nous avons aussi une responsabilité politique. Nous sommes des grands électeurs au Sénat : à ce titre, chacun porte une sensibilité, même lorsqu’il se présente comme indépendant ou non partisan.
J’ai fait le choix de l’assumer. J’ai choisi Renaissance, non pas par adhésion aveugle, mais parce que, dans le contexte actuel, ce mouvement incarne une ligne d’équilibre essentielle. Face aux extrêmes, il représente une voie de responsabilité, de pragmatisme et de raison, une voie qui correspond à mon parcours et à ma manière d’agir.
Mon engagement repose sur des valeurs claires : attachement au service public, culture du compromis, exigence de résultats et volonté de faire avancer concrètement les choses plutôt que de s’enfermer dans des postures. Ce sont des valeurs particulièrement importantes pour les Français de l’étranger, qui ont besoin de solutions efficaces, lisibles et adaptées à leurs réalités.
Depuis 2022, cet engagement s’est aussi traduit par un travail de fond avec nos représentants. J’ai établi des liens de confiance avec Roland Lescure, avec la Sénatrice Samantha Cazebonne, très engagée sur les enjeux éducatifs, ainsi qu’avec Christopher Weissberg, notre député des Français d’Amérique du Nord. Ces relations permettent de porter efficacement les dossiers de terrain et de faire avancer des solutions concrètes.

Quelles sont vos priorités concrètes pour améliorer le quotidien des Français de votre circonscription ?
Mes priorités sont multiples : améliorer concrètement l’accès aux services et renforcer les solutions de proximité dans une circonscription immense, plus de trois fois la taille de la France. C’est précisément pour répondre à cet enjeu que notre équipe de sept est répartie sur le territoire, entre Winnipeg, Toronto et Ottawa, afin d’assurer une présence réelle, au plus près de vos besoins.
1- Soutenir l’éducation française et sécuriser son avenir.
L’éducation est un pilier essentiel de notre présence à l’étranger. Je me suis engagée concrètement en assurant le financement du bâtiment du Lycée Français de Toronto, tout en veillant à l’accès aux bourses scolaires pour les familles les moins privilégiées à Ottawa et Toronto. Ma priorité est de pérenniser et développer cette offre éducative, en garantissant son accessibilité et sa qualité pour toutes les familles.
2- Des services consulaires plus accessibles, partout sur le territoire.
Des progrès remarquables ont été faits, dématérialisation de certaines démarches, introduction de France Consulaire, expérimentation du renouvellement des passeports à distance. Ma priorité est claire : accélérer et étendre ces avancées, notamment pour celles et ceux qui vivent loin de Toronto. Je continuerai à porter l’augmentation du nombre et de la durée des tournées consulaires à Ottawa et Winnipeg et le déploiement complet des démarches à distance (état civil, passeports).
3. Moderniser la participation démocratique et simplifier les démarches.
J’ai participé aux expérimentations du vote par Internet pour les élections consulaires et législatives. Ma priorité est de sécuriser ces dispositifs, tout en continuant à simplifier les démarches administratives (paiement en ligne, timbre électronique, services numériques), afin de rendre l’administration plus accessible, plus rapide et plus adaptée à nos réalités.
Quelles sont les causes ou les grands enjeux de société qui vous touchent personnellement ?
J’ai forgé mon parcours avec la conviction qu’une démocratie solide repose sur des fondamentaux solides : la justice, les médias et l’éducation. Or, aujourd’hui, ces piliers vacillent. Il faut les défendre avec lucidité et détermination
L’éducation est notre première ligne de défense. C’est elle qui permet de former des esprits libres, critiques et responsables. C’est pourquoi mon engagement au Lycée Français de Toronto dépasse largement le cadre scolaire : il s’agit de préparer des citoyens éclairés, capables de faire face à la complexité du monde. Elle va de pair avec la laïcité, valeur incomprise, voire inaudible, dans une société aussi multiculturelle que le Canada, mais pourtant essentielle, car elle garantit un cadre commun fondé sur le respect, la liberté de conscience et le vivre-ensemble.
Dans ce contexte, la lutte contre l’antisémitisme, comme contre toutes les formes de discrimination, n’est pas un combat parmi d’autres. C’est une exigence absolue. Face à la montée des discours de haine, des extrêmes, au repli identitaire et aux fractures sociales, il ne peut y avoir ni ambiguïté ni complaisance. Il faut nommer, dénoncer et agir.
Je le dis, notre démocratie est en danger. Elle est fragilisée par la polarisation, par la perte de repères, par la montée d’une désinformation massive qui brouille les faits et alimente la défiance. Une démocratie ne meurt pas seulement par des attaques frontales, mais aussi par l’érosion lente de la vérité et du débat.
Face à cela, je crois à une autre voie : celle de l’exigence, de la responsabilité et du courage. Une démocratie vivante suppose des citoyens engagés, des institutions respectées et des responsables publics capables de tenir une ligne claire. Ces combats ne sont pas théoriques. Ils sont au cœur de mon engagement. Parce qu’ils touchent à l’essentiel : la capacité de nos sociétés à rester libres, justes et unies.
En une phrase ou deux : pourquoi les électeurs devraient-ils vous faire confiance ?
Parce que je suis une élue de terrain, accessible et efficace, qui comprend vos réalités et obtient des résultats concrets. Je m’engage avec responsabilité et détermination pour défendre vos intérêts, sans détour.
